L’identité heureuse vannetaise

  • Jules Le Bail et les siens se sont parfaitement replacés au classement grâce à un gros volume de jeu et beaucoup de rythme.
    Jules Le Bail et les siens se sont parfaitement replacés au classement grâce à un gros volume de jeu et beaucoup de rythme. Pascal Bats
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S’ils se sont imposés pour la première fois de leur histoire à Mont-de-Marsan, les Bretons le doivent à une identité retrouvée qui leur avait permis de s’inviter en phases finales la saison passée.

Dimanche, jour de première pour Jean-Noël Spitzer et sa bande. Le RC Vannes a étrenné non sans mal son statut de bête noire de Mont-de-Marsan en empochant un quatrième succès consécutif sur les Landais. "Ce ne fut pas toujours ainsi, même si l’histoire récente nous sourit effectivement", lançait le demi d’ouverture et capitaine du jour Christopher Hilsenbeck. Des Morbihannais bons à l’export en ce début d’année, c’est presque une révolution au regard de leurs piètres prestations jusque-là loin de la Rabine. Il y a comme un changement dans l’air et il fallait voir la joie des joueurs, pour comprendre et mesurer la portée de ce succès acquis de haute lutte et à un poteau près. "On était parti en stage à la reprise (à Douarnenez entre le 2 et 4 janvier N.D.L.R.) et on s’était dit beaucoup de choses, avec des objectifs communs. Ça fait plaisir de voir que dans l’état d’esprit, tout le monde était derrière ces objectifs", délivrait Hilsenbeck, pas malheureux pour un sou après sa transformation qui heurtait le poteau gauche montois.

Une identité retrouvée

Mais Vannes ne doit pas son succès juste à une pénalité ratée de l’artilleur maison Yoann Laousse-Azpiazu, comme le reconnaissait lui-même David Auradou. "Ce match, ce n’est pas Yoann qui nous le fait perdre. On le perd de la 1re minute à la 80e minute face à une équipe de Vannes qui nous a surclassés et mérite amplement sa victoire. Nous avons été pris dans de trop nombreux compartiments. Défensivement, nous ne les avons pas bien pris, ni fermés. Ils ont réussi à mettre beaucoup de vitesse… À la sortie, ils nous ont imposé leur rythme…"

C’est cette identité-là qui est, au-delà de la bonne opération sur le plan comptable, le gros point de satisfaction de ce dimanche. "Ce qui nous a fait du bien c’est d’avoir retrouvé notre jeu en première mi-temps, d’avoir mis beaucoup de volume. On l’avait un peu perdu en fin d’année dernière et il fallait le retrouver. Les séquences longues avec le ballon nous permettent de mettre à mal nos adversaires et cela nous donne confiance", appuyait Hilsenbeck. Un naturel revenu à force de travail et d’engagement comme par enchantement avec des joueurs revanchards, aux dents longues à l’image du troisième ligne Julien Dumoulin ou du demi de mêlée William Hutteau en quête de temps de jeu. Le coup avait bien été préparé par le staff breton qui sait qu’il peut s’appuyer sur ce dynamisme et cette saine émulation. Utile pour espérer revoir au printemps prochain les phases finales.

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