La symphonie inachevée des Bordelais

  • Semi Radradra, Santiago Cordero et Maxime Lucu ont grandement participé à la superbe saison de l’UBB. Les deux derniers vivaient leur première saison en Gironde.
    Semi Radradra, Santiago Cordero et Maxime Lucu ont grandement participé à la superbe saison de l’UBB. Les deux derniers vivaient leur première saison en Gironde. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Retour sur la saison sans fin de l’Union Bordeaux-Bègles, magnifique et si triste à la fois. Quand toutes les planètes s’alignaient...

C’est brutal, et c’est pourtant la réalité. L’UBB a été brutalement stoppée en pleine course aux étoiles, comble de l’injustice sportive. Jusqu’au 1er mars, le club a vécu un parcours de rêve : vingt-trois matchs, dix-huit victoires, deux matchs nuls et trois défaites seulement (championnat et Coupe d’Europe confondus). Quand le verdict du confinement est tombé : les Girondins étaient qualifiés pour les quarts de finale du Challenge européen et premiers du Top 14 avec huit points d’avance sur Lyon, leur dauphin, et vingt-et-un sur Toulouse, septième et premier non-qualifié potentiel. L’UBB comptait vivre les premières phases finales de sa jeune vie. Bordeaux-Bègles, leader depuis le 15 février et sa victoire face au Lou (37-19), s’était payé le luxe de gagner quatre fois à l’extérieur, à Castres, à Pau plus deux succès de prestige au Racing et à Clermont (et un match nul à Montpellier). À noter que les Bordelais avaient dû, eux aussi, payer leur tribut à la Coupe du monde avec six sélectionnés (dont Semi Radradra et le capitaine Jefferson Poirot).

Un alignement de planètes

Ce parcours brillant n’est donc pas le fruit d’un concours de circonstances. à Bordeaux, il se trouve encore quelques personnes pour espérer un miracle, une fin de saison organisée in extremis en septembre. Mais beaucoup ont pris leur parti de ce coup du sort cruel. C’est vrai que la situation est si absurde… Mieux vaut dans ces conditions célébrer cette symphonie inachevée, ses moments délicieux, ses sensations multiples, telles que nous les développons ci-contre. Avec des oublis, forcément, comme la classe de Matthieu Jalibert, l’abattage de Rémi Lamerat, l’activité de Thierry Paiva et de Cyril Cazeaux ou la victoire à Clermont du 22 février. Mais aussi des coups de chance (victoire laborieuse face à Castres 26-24 lors du dernier match) et des défaites magnifiques (le match au sommet face à Lyon du 5 octobre perdu 25-23 fut superbe). Les supporters reverront-ils semblable alignement de planètes ?

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