Bilan des clubs – Pau, la triste rengaine

  • à l’image de cette action où l’arrière Ben Smith est maîtrisé par la défense du Stade français, la saison de la Section aura été semée d’embûches. Et le passage du All Black dans le Béarn ne restera pas dans les mémoires des supporters.
    à l’image de cette action où l’arrière Ben Smith est maîtrisé par la défense du Stade français, la saison de la Section aura été semée d’embûches. Et le passage du All Black dans le Béarn ne restera pas dans les mémoires des supporters. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Depuis sa remontée dans l’élite en 2015, la Section paloise n’a jamais fait mieux que la huitième place, chutant même à la onzième la saison dernière. Douzième au moment où la crise a gelé la vie du rugby français, rien n’indique que les Palois auraient fait mieux cette saison. Bien au contraire…

De son propre aveu, le président Bernard Pontneau sortait d’un exercice 2018-2019 qu’il avait qualifié de saison la plus difficile de ses seize années de présidence. Pour rugbyrama.fr, il s’était livré sur sa détresse au terme d’une saison qui avait vu le départ chaotique du manager Simon Mannix : "Des saisons difficiles, j’en ai déjà connues mais là c’est le pompon. J’ai même songé à tout arrêter ! Des choses m’ont profondément dégoûté, j’ai perdu quelque chose de moi. J’ai partagé ces moments de doute avec mes proches et mon épouse qui m’ont aidé à remonter la pente. Toutefois, ma capacité à regarder certains n’est désormais plus la même." Logiquement, l’homme fort de la Section paloise était donc en droit d’espérer un répit, une éclaircie, avec un groupe relativement stable et le duo Godignon-Manca installé aux commandes, assistés de Conrad Smith, Thomas Domingo à l’entraînement de la mêlée, et Paul Tito pour la touche.

D’ailleurs, tout était plutôt bien parti… Hormis une défaite sévère concédée sur la pelouse de Montpellier pour le compte de la 2e journée, Pau faisait figure de trouble-fête dans le haut du tableau après son épatante victoire à Clermont au soir de la 4e journée, sur le score net de 37 à 28 au Michelin. Quatre essais et une mêlée souveraine qui avait permis aux Palois de signer l’une de leur plus belle victoire. La semaine suivante, les Béarnais avaient encore fait trembler le Stade toulousain à Ernest-Wallon (défaite 24-23). Ce n’est qu’après que les choses ont commencé à se gâter.

Sept défaites d’affilée en Top 14

Les Pyrénéens ont reçu un premier gros coup sur la tête en s’inclinant lourdement à domicile contre le Racing : 31 à 3. Une véritable leçon de rugby subie devant le public médusé du Hameau. Et surtout, le jour où l’une des grandes faiblesses techniques de cette Section fut mise au grand jour : la touche. Contre les Racingmen, l’alignement a perdu pas moins de dix touches. Ce triste scénario se répétera à plusieurs reprises dans la saison. Une faille récurrente qui explique aussi pourquoi la Section concède autant de turnovers : avec 235 pertes de balles, elle pointait à la troisième place de ce triste classement du Top 14.

Ensuite, les Palois ont tout de même réussi à faire le nécessaire pour garder la tête hors de l’eau, remportant des succès précieux contre des concurrents directs au maintien comme Castres à domicile ou Bayonne à Jean-Dauger. Seulement, les Béarnais se montraient incapables de tenir tête aux cadors à domicile. Toulon, UBB, La Rochelle, Clermont sont ainsi venus s’imposer au pied des Pyrénées. Une période noire, au cours de laquelle la Section a enchaîné sept défaites, devenant même lanterne rouge au soir de la 16e journée. Peu avant que le championnat s’arrête, les hommes du tandem Godignon-Manca s’étaient donné un peu d’air en domptant Montpellier à domicile et pointaient à la 12e place avec 28 points, soit seulement trois de plus que le Stade français, qui opérait une belle remontada. Un bilan encore décevant, donc.

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