Revue de l'élite - Ntamack, les promesses de l’aube

  • Romain Ntamack (Toulouse) contre Gloucester en Champions Cup
    Romain Ntamack (Toulouse) contre Gloucester en Champions Cup Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

À seulement 21 ans, le Toulousain est devenu le patron de l’attaque du XV de France et ne cesse de progresser dans sa gestion des grands rendez-vous. Le boss des ouvreurs français, c’est lui. Mais attention: la France possède d’autres incroyables talents au poste...

Cocorico ! Pas moins de huit ouvreurs français figurent dans ce classement. Exit le temps où les stars étrangères venaient le remplir, les petits "Frenchies" ont repris leurs droits. Certes, il y a bien l’insaisissable écossais Finn Russell qui résiste en s’octroyant une troisième place méritée mais le seul autre étranger, le Sud-Africain Handré Pollard, qui, tout champion du monde soit-il, a réalisé une première saison de Top 14 (du moins un morceau de celle-ci) en deçà de son potentiel, notamment en raison d’une blessure. On trouve donc deux Français sur les plus hautes marches du podium, le Toulousain Romain Ntamack et le Girondin Matthieu Jalibert. Les votes ont été serrés. Mais c’est finalement le premier qui l’emporte. Les sceptiques diront qu’il n’a que peu joué en Top 14. C’est vrai… Mais parce qu’il est, à seulement 21 ans, l’ouvreur numéro un du XV de France !

Romain Ntamack (XV de France) contre le Pays de Galles lors du Tournoi des 6 Nations 2020
Romain Ntamack (XV de France) contre le Pays de Galles lors du Tournoi des 6 Nations 2020 - Icon Sport - Icon Sport

C’est lui qui était titulaire en ouverture du Mondial, pour le choc déjà décisif contre l’Argentine. C’est encore lui qui démarra le quart de finale contre le pays de Galles. Et c’est encore lui, il y a quelques mois, débuta chacun des quatre matchs des Bleus lors du Tournoi. Capable de jouer au centre, dans un profil de cinq-huitième qui peut avoir de nombreux avantages dans le rugby moderne, Ntamack a récemment déclaré qu’il souhaitait se fixer à ce poste à hautes responsabilités. Un souhait qui ne semble pas déplaire au staff du Stade toulousain, qui l’y place de plus en plus régulièrement. Cette année encore, Ntamack a encore beaucoup appris. L’on songe notamment à son replacement gagnant à la mi-temps du premier match de Champions Cup contre Gloucester, où il suppléa avec brio un Zack Holmes qui n’était pas dans son assiette. Ou encore cette très bonne prestation à Montpellier, toujours en Coupe d’Europe, ainsi que lors du match retour contre Gloucester. Bien sûr, il y eut des accrocs, comme cette sortie manquée sur la pelouse du Stade français. Le poste d’ouvreur est terriblement complexe et le Haut-Garonnais a encore à apprendre dans la gestion des rencontres et le jeu au pied long. Mais franchement… ce gosse n’a que 21 ans et un potentiel énorme, exactement comme son partenaire de sélection Matthieu Jalibert qui a, rappelons-le, le même âge. Avec ces deux-là (sans oublier Louis Carbonel, lui aussi suivi de près par le XV de France), l’équipe de France a de quoi voir venir.

Carbonel-Belleau ex æquo, la renaissance de Plisson

Nous avons aussi choisi de placer ex æquo les deux Toulonnais Louis Carbonel et Anthony Belleau. Très polyvalent, le second est partagé entre les postes de 10 et 12, avec une petite préférence pour le poste d’ouvreur. Voilà pourquoi nous avons décidé de le faire apparaître dans la revue des ouvreurs, plutôt que dans celle des centres. Belleau est aussi un excellent buteur (85,5 % de réussite). Mais Carbonel méritait aussi ça place car le RCT n’a jamais aussi bien joué que quand Patrice Collazo alignait la triplette Serin-Carbonel-Belleau pour distribuer le jeu. À noter enfin la renaissance spectaculaire de l’ex-Parisien Jules Plisson sous les couleurs rochelaises, ainsi que le toujours très précieux Jonathan Wisniewski qui, avec 88,7 % de réussite au pied, est l’ouvreur le plus précis de France.

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir