L’UBB dans l’ombre de mars

  • Geoffrey Cros et les Bordelo-Béglais ont tremblé mais ont assuré l’essentiel.
    Geoffrey Cros et les Bordelo-Béglais ont tremblé mais ont assuré l’essentiel. Justine Hamon
Publié le , mis à jour

Les Girondins ont eu très peur dans les dernières minutes. Trop sûrs de leur supériorité en termes de rugby pur, les Girondins ont laissé s’effilocher la deuxième période. 

Quel épilogue mes aïeux ! Les spectateurs de Chaban-Delmas ont vécu les dernières minutes le «trouillomètre» à zéro. Les plus pessimistes imaginèrent même les Bordelais recevoir un ultime coup de poignard. Tamanivalu venait de se faire expulser pour une brutalité qui annula un essai de Dubié. Le score n’était plus que de 22 à 20, toutes les conditions du coup de théâtre étaient réunies… Sauf que Guido Petti-Pargadizabal arracha un dernier ballon briviste et Botica put ajouter les trois points du soulagement. « Mon premier sentiment ? Je suis content, ça vous surprend ? Je suis satisfait de notre première mi-temps, je suis content de la victoire. Je suis content de voir qu’on ne s’est pas affolés à la fin. Après, il y a des choses qui n’ont pas marché, la patience près des lignes, notre indiscipline, les essais qu’on a loupés, les coups d’envoi mal négociés. »

Christophe Urios nous a fait tout de suite son travail de synthèse en rappelant son mantra de l’intersaison : « J’avais bien averti les joueurs : « Les gars, on n’est plus au mois de mars. Et je crois qu’ils l’ont compris. Le contraire aurait été dangereux. Dans les apprentissages, il faut accepter de repartir d’un peu plus bas. Les Brivistes, nous ont offert un match dur et ça s’est bien ! Surtout avant le match de la semaine prochaine car face à Edimbourg, il faudra passer trois paliers. »

Les Bordelais n’ont plus le fluide de l’hiver 2020, ça s’est vu en deuxième période, 40 minutes hachées et ponctuées d’une guirlande de pénalités. Huit plus un coup franc contre les Bordelais. Ce fut un élément majeur de la relative déconfiture. Yann Lesgourgues l’attribua aux tâtonnements des nouvelles directives : « Elles laissent beaucoup de choses à l’appréciation de l’arbitre. Et il a sifflé tout le temps. » Christophe Urios fut plus nuancé : « Nouvelles directives ? Bof ! Je crois qu’on n’a pas joué dans les bonnes zones. On a cru qu’on allait traverser facilement, on a tenté quelques passes au contact qui ne s’imposaient pas. On n’a pas trouvé les bons soutiens. J’aurais aimé plus de jeu au pied, plus de patience… Personnellement, j’ai trouvé l’arbitre très bon. »

De beaux essais

Cette deuxième période très laborieuse aurait pu coûter cher à l’UBB, même si Brive ne nous sembla pas capable d’en profiter vraiment. Mais on n’oubliera pas que l’UBB a marqué deux essais et s’en est vu refuser trois. Le premier fut le fruit d’une combinaison d’école des trois-quarts : Jalibert (croisée), Seuteni (fixation), Jalibert encore qui passe les bras pour Cros. Le second vint d’une impeccable séquence avec renversement au milieu de terrain et passe sautée de Jalibert pour Cordero. L’UBB avait la supériorité offensive. On ne peut le nier. Elle avait aussi la maîtrise de la conquête, mêlées, touches et tout ce qui s’ensuit.

« On a su prendre d’entrée Brive sur ses points forts, à savoir les ballons portés. Au bout d’un quart d’heure, le score aurait pu être de 15 ou 20 à zéro » a rappelé Urios. Bordeaux a ensuite dilapidé ce capital solide. On mettra ça sur le compte de la reprise.

La décla de Jefferson Poirot, pilier et Capitaine de l'Union Bordeaux-Bègles

« Nous avons été parfois un peu trop euphoriques. Alors on a perdu le fil, on n’a pas encore les armes pour pratiquer le jeu qu’on désire… Cela m’a fait plaisir de revivre l’engouement qui règne autour d’un match. J’ai apprécié le soutien du public, surtout à la 78e quand on a eu un moment difficile, j’ai entendu nos supporteurs. Et ça m’a étonnné que 5 000 personnes fassent autant de bruit. » 

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