Un match historique et confidentiel à la fois pour les Bordelais

  • En janvier dernier, lors de la phase de poule, les Bordelais de Santiago Cordero avaient produit une prestation quatre étoiles face à Édimbourg. à eux de rééditer pareille performance. Photo Icon Sport
    En janvier dernier, lors de la phase de poule, les Bordelais de Santiago Cordero avaient produit une prestation quatre étoiles face à Édimbourg. à eux de rééditer pareille performance. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

L’UBB jouera le premier match de phase finale européenne de son histoire. Dommage qu’il doive se dérouler devant à peine mille spectateurs.

L’UBB entre dans l’histoire… par la petite porte. Samedi, les Girondins vont jouer le premier match de phase finale de leur histoire mais devant des travées quasiment vides. En début de semaine, la préfète de la Gironde, Fabienne Buccio, a donné un tour de vis supplémentaire à la lutte anti-épidémie. La limite des spectateurs a été rabaissée de 5 000 à 1 000 personnes car le département suscite beaucoup d’inquiétudes aux autorités sanitaires. On imagine que la nouvelle n’a pas fait plaisir à Laurent Marti, comme l’a laissé entendre ses propos chez nos confrères de Sud Ouest : "Je vais arrêter de me plaindre sur le volet financier, a-t-il dé. On va encore perdre 300 000 €. Tout le monde se doute que notre situation financière s’aggrave. On fera le point à Noël et on verra où en est l’UBB. Par ailleurs, j’affirme que les 4 000 spectateurs qui ne viendront pas au stade seront plus en danger entre eux, dans les bars."

Dans ces conditions, ce quart de finale de Challenge n’aura rien d’une fête, pas comme le 11 janvier dernier quand Bordeaux-Bègles avait déjà affronté cet adversaire en poule et s’était imposé brillamment (32-17), l’un des matchs les plus aboutis de cette saison tronquée. Neuf mois plus tard, les Écossais reviennent : "Ils sont davantage prêts que nous. Ils ont joué trois matchs de compétition, deux contre Glasgow et une demi-finale de Ligue celte perdue contre l’Ulster", a commenté Christophe Urios. "Nous avons une vision assez claire du profil de cette équipe, qui a changé depuis l’an passé. Attention, ça peut-être une équipe de possession mais chez eux, en novembre, ils nous avaient proposé beaucoup de jeu au pied. Ils peuvent jouer sur plusieurs registres."

Basculer dans un univers différent

Le manageur de l’UBB a insisté sur un point. Ce sera un match de phase finale, donc une partie qu’on prépare dans un esprit particulier. Et de son propre aveu, il apprécie ce genre de contexte : "Oui, en général, je me régale de préparer ce genre de rendez-vous, même si ça vient en principe comme une récompense en fin de saison. Là, on les retrouve en septembre. De plus, on projetait une fête de ce quart; en janvier, on se voyait le jouer devant un stade comble. Alors quand j’ai vu que la jauge tombait à 1 000 personnes… C’est dur. Mais ça ne doit pas nous impacter, je n’ai pas l’habitude m’apitoyer sur les choses sur lesquelles je n’ai pas de prise." Christophe Urios a donc préparé ses hommes avec tout son savoir-faire. Et l’idée qu’un match à élimination directe est fait pour être gagné, d’une façon ou d’une autre : "S’il doit être spectaculaire, pas de problème, nous serons là. S’il doit être fermé, nous l’accepterons, ce n’est pas grave. On doit s’imposer et dans ce genre de matchs, les hommes d’expérience doivent passer devant. C’est mon boulot : faire basculer les hommes dans un univers différent et je leur ai rappelé que =l’Europe, c’est le seul héritage qu’il nous reste de la saison dernière."

Titillé bien sûr par les plumitifs curieux, Christophe Urios a dévoilé quelques batteries. Il a expliqué que certains joueurs auraient la priorité pour débuter ce rendez-vous historique "Oui, on fera jouer des hommes qui ont cette expérience des phases finales, même s’ils ont un peu moins de rythme que les autres." Même en l’absence quasi-totale d’ambiance, le manager sait que tout le monde ne sait pas renifler l’odeur des matchs couperets. À lui de ne pas se tromper.

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