Le Pro D2 favorise l’export

  • Thomas Girard, à gauche, et les Columérins font partie des équipes à avoir réussi à s’imposer loin de leurs bases, marquant le resserement du championnat.
    Thomas Girard, à gauche, et les Columérins font partie des équipes à avoir réussi à s’imposer loin de leurs bases, marquant le resserement du championnat. Icon Sport
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Avec trois succès à l’extérieur (colomiers, Vannes et Oyonnax) et un nul (montauban), la 3e journée fut riche à l’export. une tendance, symbole d’un championnat de plus en plus homogène.

Même après six mois d’interruption, la tendance apparue au cours de la saison dernière ne s’estompe pas. L’extérieur ne fait plus peur et après trois journées, le Pro D2 comptabilise déjà cinq succès d’équipes hors de leurs bases ainsi qu’un nul. Et ce, alors que quatre rencontres n’ont pu se disputer et ont été reportées. Au cours de l’exercice précédent, sur les trois premières levées, huit victoires et un partage des points avaient été recensés. Ce lundi matin, les félicitations vont à Colomiers, Vannes et Oyonnax qui l’ont emporté respectivement sur les pelouses d’Aurillac, Mont-de-Marsan et Soyaux-Angoulême. Montauban a de son côté partagé les points à Grenoble et il s’en est fallu de peu et un drop de Nicolas Bézy pour que Nevers fasse de même contre Provence Rugby. Idem pour Biarritz, sauvé par la patte de Gilles Bosch face à Béziers.

Ces résultats, significatifs et parlants, renvoient à ce qu’avait déclaré dans ces colonnes fin novembre 2019 le directeur sportif et manager du SA XV, Adrien Buononato : "Avant, les performances à l’extérieur étaient réservées à des équipes qui avaient de très gros effectifs. Désormais, on peut faire un bloc sans faire tourner et garder une équipe type. Les joueurs et les staffs sont plus conséquents, la préparation physique est mieux abordée." De fait, l’homogénéité est de plus en plus forte, saison après saison. "Il ne faut pas oublier également qu’il n’y a pas eu de montées ni de descentes. Chacun a donc pu travailler dans une forme de continuité", analyse pour sa part l’entraîneur principal de Colomiers, Julien Sarraute. Colomiers qui, justement, lors du dernier exercice, avait empoché six succès loin de Bendichou et qui vient donc d’accrocher le scalp d’Aurillac sur ses terres.

Un niveau resserré

Chaque week-end amène son lot de surprises et un coup d’œil rapide aux différents scores permet également de mesurer le faible écart. "Dans le rugby professionnel, la notion de clocher et de match à la maison est un concept qui a tendance à être minoré, développe Julien Sarraute. En fait, tout est une question d’équilibre. On se rend compte que les accrocs à domicile ne sont pas rédhibitoires, même s’ils rajoutent une pression. Mais à mon sens, il est désormais plus difficile de demeurer invaincu toute une saison chez soi que de déclencher des victoires à l’extérieur. Le village d’irréductibles Gaulois qui résiste toujours à l’envahisseur, c’est un peu fini", explique le technicien haut-garonnais. Forcément le point positif à tout ceci réside dans l’intérêt sportif du championnat où l’on retrouve beaucoup de compétitivité et où le classement d’une journée à l’autre n’a pas forcément de grande valeur. Du moins sur les premières journées. "Le Pro D2 s’est resserré. Le peloton de tête de la 1re à la 30e journée, aujourd’hui, ça n’existe plus. Ce n’est plus le classement qui détermine si on peut gagner un match à l’extérieur", conclut Julien Sarraute.

Le Columérin est conscient, comme tous ses homologues, que le paramètre de performance(s) hors de ses bases est devenu souvent décisif dans la construction d’une saison et dans la tenue d’objectifs élevés. "Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est le nombre de points que nous sommes en capacité de ramener de l’extérieur", délivrait Adrien Buononato en novembre dernier. Soyaux-Angoulême, déjà défait deux fois sur sa pelouse mais victorieux à Béziers, le sait peut-être mieux que quiconque.

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