Les Toulousains n’avaient pas menti

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Les hommes d’Ugo Mola avaient assuré que la défaite à Exeter, en Champions Cup, n’avait pas entamé leur confiance. Et, au vu de leur prestation ce dimanche soir, c’était vrai. 

Sincèrement, il est presque l’heure de procéder à une sorte de mea culpa. Après leur défaite à Exeter, en demi-finale de Champions Cup le week-end précédent, il était permis de penser que les Toulousains avaient pris un énorme coup au moral. Ces derniers avaient tellement fait de la Coupe d’Europe un objectif suprême qu’il était même logique de douter de leur capacité à vite se relancer. Il n’y avait d’ailleurs qu’à regarder chez les cousins du football pour constater que le PSG, battu en finale de la Ligue des Champions, avait mis un bon mois avant de retrouver un niveau digne de son rang.

C’était pourtant mal connaître cette bande d’irréductibles Stadistes… à Sandy Park, le flanker François Cros promettait déjà : « Non, je n’ai pas peur que ce revers laisse des traces. S’il y en a, elles seront physiques. […] Nous n’en sommes qu’à la troisième journée de Top 14 et la saison est longue. Il y a le championnat et une autre Champions Cup, bientôt. Ce n’est pas un coup d’arrêt mais encore un enseignement pour rebondir le plus vite possible. » Son entraîneur des avants, Jean Bouilhou, ne disait pas le contraire vendredi, en conférence de presse : « Même si l’on sort d’une défaite, ce n’est pas pour autant qu’il faut se mettre la tête au fond du seau. »
Encore fallait-il passer des paroles aux actes, et le prouver sur le terrain. à vrai dire, il n’y eut besoin que d’une poignée de minutes ce dimanche soir pour comprendre que les Rouge et Noir n’avaient pas menti. Oui, les partenaires du capitaine Julien Marchand ont réalisé une entame de match proprement exceptionnelle. Et ceci dans tous les secteurs. Si bien qu’à la 31e minute, les hommes d’Ugo Mola menaient sur le score sans appel de 25-0. Et qu’ils ont dû attendre la 34e minute pour commettre leur première faute de la rencontre.

La marge de progression

Fidèles à eux-mêmes et à leurs convictions d’un jeu audacieux et entreprenant, les Toulousains ont effectué une démonstration d’ambition en première mi-temps. Parce que cette équipe, si jeune et si talentueuse, a encore tant de titres à aller chercher dans les mois ou les années à venir. C’est aussi, pour en avoir discuté avec des membres de l’encadrement, l’avantage de cet exercice pas vraiment comme les autres.
à savoir qu’en début de saison et sans public dans les tribunes, il n’y avait pas vraiment la saveur des phases finales ces dernières semaines. Du coup, la douleur en est peut-être moins forte… Toujours est-il que, durant toute la semaine de préparation avant ce duel face à Toulon, les joueurs ont affiché leur belle humeur autant que leur confiance et leur enthousiasme. Le problème ? C’est que, derrière leur récital, ils ont connu un trou d’air après la pause, ce qui a permis à Toulon de revenir et d’espérer. Pas assez pour créer des sueurs froides dans les rangs toulousains puisque les locaux ont réagi avec le deuxième essai de la soirée de Matthis Lebel (55e). Mais, avec cette baisse de régime conjuguée au carton rouge infligé à Rodrigue Neti juste après l’heure de jeu, les troupes du président Didier Lacroix ont été contraintes d’oublier un éventuel bonus défensif. Surtout, elles n’ont pas su maîtriser jusqu’au bout un rendez-vous qu’elles avaient pleinement en mains. Encore une manière de mesurer la marge de progression de ce groupe.

Selevasio Tolofua, une première et une prestation énorme

Le troisième ligne centre du Stade toulousain Selevasio Tolofua (23 ans), qui portait déjà le numéro 8 contre La Rochelle le 12 septembre puis en quart et en demi-finale de Champions contre l’Ulster et Exeter, a enchaîné ce dimanche sa quatrième titularisation d’affilée. Jusque-là, et depuis le début de sa carrière professionnelle, cela ne lui était encore jamais arrivé. Preuve de l’importance que l’intéressé prend dans cet effectif. Et il l’a célébré par une performance XXL. Le grand bonhomme de ce match. S’il a toujours avancé à l’impact, Tolofua a aussi réussi à constamment faire jouer derrière lui. Le staff de l’équipe de France a sûrement apprécié…

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