Les contours d’une autarcie au Racing

  • Les Racingmen, ont pris la direction de leur hotel de Porto-Vecchio dès le lendemain du match face au Stade toulousain en prenant un maximum de précautions sanitaires afin de pouvoir se rendre à Bristol.
    Les Racingmen, ont pris la direction de leur hotel de Porto-Vecchio dès le lendemain du match face au Stade toulousain en prenant un maximum de précautions sanitaires afin de pouvoir se rendre à Bristol. Icon Sport
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Depuis dix jours, les Racingmen vivent sous cloche. Leur quotidien, le voici résumé.

Il est impossible de savoir comment le Racing s’est retrouvé piégé par une épidémie de Covid trois semaines avant que ne retentisse le coup d’envoi de la finale de Champions Cup. Les neuf joueurs touchés ont-ils contracté le virus face aux Saracens en demi-finale ? L’infection fut-elle ultérieure, et totalement dissociée des miasmes supposément imputés aux Sarries ? Dans les Hauts-de-Seine, ils sont nombreux à s’être posés la question et, de toute évidence, n’y ont toujours pas trouvé de réponse. Toujours est-il qu’une fois le mal connu, le centre d’entraînement du Plessis-Robinson fut désinfecté de haut en bas et vidé de ses habitants, tous placés à l’isolement pour quelques jours. La mesure, quoique radicale, porta néanmoins ses fruits et, mercredi dernier, on apprenait sur Rugbyrama.fr que l’épidémie avait été totalement maîtrisée. Dans la foulée, les Racingmen retrouvaient le chemin de l’entraînement et, le soir venu, s’enfermaient dans un hôtel du « 92 » jusqu’à ce que ne soit disputé ce match, un poil bâtard, face au Stade toulousain. « Nous pouvons sembler jusqu’au-boutistes, confie un dirigeant du club. Mais il était hors de question que la finale européenne nous échappe sur tapis vert. C’était inenvisageable.  »
 

Le personnel de l’hôtel sera testé


Malgré les efforts déployés, on jurerait pourtant que la préparation à la rencontre la plus importante de ces quatre dernières saisons ne fut pas idéale. Teddy Iribaren, le capitaine du Racing, nuance aussitôt : « Il y a pire, dans la vie d’un homme. Moi, je me dis juste que tout ça ressemble un peu à ce qu’on connaît en stage de présaison. » C’est-à-dire ? « Cinquante bonhommes enfermés pour travailler : la journée, on s’entraîne ; le soir, chacun regarde une connerie à la télé… Ce n’est pas la fin du monde, si ? » La nourriture des Ciel et Blanc, elle, était préparée au centre d’entraînement du Plessis-Robinson, par le personnel du « Café Racing », puis transportée, via des navettes désinfectées au préalable, jusqu’à l’hôtel ayant accueilli les Franciliens. Les joueurs, eux, ne sortaient de l’établissement que pour s’entraîner.


Au lendemain du match face à Toulouse (24-30), les Racingmen se sont envolés, via le petit aéroport militaire de Villacoublay et pour éviter les interactions propres aux terminaux traditionnels, pour Porto-Vecchio (Corse). Jusqu’à vendredi, ils ont pris leurs quartiers dans un hôtel privatisé pour l’occasion et où le personnel, testé au préalable, a été réduit à sa plus simple expression : une poignée de femmes de chambre, un concierge et des cuisiniers. L’entraînement, lui, s’est déroulé au petit stade Claude Papi, situé à quelques encablures de là, une enceinte elle aussi strictement réservée aux Racingmen. « Nous ne voulions pas rester en Ile de France, nous confiait dimanche matin un autre dirigeant. Pour les joueurs, c’était pesant : certains voyaient, depuis la fenêtre de l’hôtel, la crèche, l’école de leurs enfants ; il fallait que l’on parte. »

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