Ça chauffe déjà pour Wayne Pivac

  • Wales head coach Warren PIVAC during the Six Nations match between Wales and France on February 22, 2020 in Cardiff, United Kingdom. (Photo by Dave Winter/Icon Sport) - Wayne PIVAC - Millennium Stadium - Cardiff (Pays de Galles)
    Wales head coach Warren PIVAC during the Six Nations match between Wales and France on February 22, 2020 in Cardiff, United Kingdom. (Photo by Dave Winter/Icon Sport) - Wayne PIVAC - Millennium Stadium - Cardiff (Pays de Galles) Icon Sport - Icon Sport
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Le pays de Galles traverse une mauvaise passe et son entraîneur est déjà sous pression. Pas facile de passer après Gatland et Edwards.

Si cet Irlande-Galles déporté en fin d’année doit nous intéresser, c’est du point de vue des visiteurs gallois. Un an après son entrée en fonction, le Néo-Zélandais Wayne Pivac, le sélectionneur, est déjà sur les charbons ardents. Son bilan 2020 pose question, cinq défaites en six matchs dont cinq revers de rang après son entrée en fanfare dans le Tournoi, 42-0 contre l’Italie le 1er février. Il doit surtout assumer la défaite de Llanelli face à l’Ecosse (14-10), en clôture du Tournoi, une première depuis dix-huit ans. Et il a déjà dû donner des gages après cette humiliation, en se séparant la semaine dernière de son adjoint chargé de la défense, Byron Hayward.

En fait, en 2020, Pivac a conduit le pays de Galles à son pire parcours dans le Tournoi des 6 Nations depuis 2007. Il avait pourtant l’image d’un technicien à succès quand il dirigeait les Scarlets. On avait presque oublié qu’en 2019, les Gallois empochaient encore le Grand Chelem, pour le dernier Tournoi de la fameuse paire Warren Gatland-Shaun Edwards.

Les deux précités ont tellement marqué l’histoire de la sélection au maillot rouge qu’on se doutait bien que la tâche ne serait pas facile pour leurs successeurs. Mais de là à vivre une telle mini-crise en à peine une année... Pivac a martelé que la décision de se séparer de son adjoint était bien la sienne, qu’elle ne venait pas d’une demande des patrons de la WRU. La presse commence à rappelé que Wayne Pivac est en principe engagé pour quatre ans, jusqu’au Mondial 2023 mais qu’une clause prévoit une "mise au point" au bout de deux ans. "Bien sûr, qu’on veut gagner tout le temps mais je vous assure que pour l’instant, nous n’avons pas parlé de mon futur. Je suis en contact régulier avec le directeur exécutif Steve Phillips et les dirigeants de la fédération. Ils savent exactement ce qu’on fait où on veut aller", a reconnu le coach.

Orphelins de Shaun Edwards

Mais des voix au pays de Galles n’en finissent pas de regretter le départ de celui qui fut patron de la défense pendant douze ans, Shaun Edwards, pour le XV de France, après avoir annoncé qu’il irait chez les Treizistes de Wigan. Pour comprendre la situation, écoutons les propos sur Tweeter de Peter Jackson vieux briscard du journalisme britannique. Toujours très bien informé. "Mon avis c’est que Shaun Edwards voulait quatre ans de contrat avec la WRU, ce qui pouvait se comprendre vu son palmarès. La WRU lui a offert la même chose qu’aux autres membres du staff : un "deux plus deux". La France lui a offert quatre ans complet. Tout simplement." L’aura de Shaun Edwards est telle au pays de Galles (il est pourtant Anglais !) que l’on comprend bien pourquoi l’infortuné Byron Hayward, Gallois bon teint, deux fois international dans les années 2000, a eu du mal à trouver ses marques

Il faut aussi se souvenir qu’avant les deux matchs en retard du Tournoi, un autre adjoint de Pivac avait déserté le staff, et pas un second couteau médiatique. Il s’agissait de Sam Warburton, deux fois capitaine des Lions, 79 sélections au compteur. L’ex-troisième ligne s’occupait des attitudes sur les phases de rucks. Il est apparemment parti pour se consacrer à d’autres tâches et rester davantage auprès de sa famille qui vient d’accuellir un deuxième enfant. Pour le remplacer, Pivac avait fait appel à une autre légende, l’ex-pilier Gethin Jenkins (129 capes) et trois Grands Chelems, avec le départ de Hayward, il devrait récupérer aussi ses prérogatives défensives.

On se demande bien ce qui se passera si, samedi, les Irlandais ont la main lourde à Dublin. Andy Farrell, le coach du Xv du Trèfle a fait six changements par rapport à l’équipe qui a perdu à Paris il y a quinze jours.

Il a choisi de mettre au repos CJ Stander et Connor Murray., et va donner sa chance à deux néophytes, James Gibson Park, le demi de mêlée et James Lowe, l’ailier, deux joueurs du Leinster d’origine Néo-Zélandaise. Comme si cette province et plus généralement l’Irlande n’avait pas suffisamment de talents formés sur place.

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