Matthieu Jalibert : constat d’une sobriété

  • Matthieu JALIBERT of France and Charles OLLIVON of France and Gregory ALLDRITT of France during the Autumn Nations Cup match between Scotland and France at Murrayfield on November 22, 2020 in Edinburgh, Scotland. (Photo by Icon Sport/Icon Sport) - Edimbourg (Ecosse)
    Matthieu JALIBERT of France and Charles OLLIVON of France and Gregory ALLDRITT of France during the Autumn Nations Cup match between Scotland and France at Murrayfield on November 22, 2020 in Edinburgh, Scotland. (Photo by Icon Sport/Icon Sport) - Edimbourg (Ecosse) Icon Sport - Icon Sport
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Le Bordelais, très attendu, aura fait un match très sobre, sans ses fameuses fulgurances, sans fautes énormes non plus.

Évidemment, Matthieu Jalibert jouait gros ce dimanche à Murrayfield et l’épisode du dernier Castres-UBB n’a fait que renforcer cette pression sur un joueur qui débutait pour la première fois en Bleu depuis février 2018. Il s’était blessé on s’en souvient, et entre-temps Romain Ntamack s’est révélé. Matthieu Jalibert n’avait pas pleinement saisi sa chance sur cette même pelouse de Murrayfield il y a huit mois quand le destin lui offrit 72 minutes de jeu inespérées, après la sortie sur blessure du même Ntamack. Dimanche, pour lui enlever un surcroît de stress, le staff l’avait déchargé du rôle de buteur. Et incontestablement, il a fait mieux qu’au mois de mars. D’abord la France a gagné et lui a pris ses responsabilités en "claquant" un drop qui a pesé de tout son poids dans un match serré. À l’heure où cette phase de jeu semble en voie de disparition, ce n’est pas anodin.

Sur la durée du match, sa prestation est finalement correcte, sans plus. Une chose est sûre, Jalibert n’a pas eu le loisir de placer ses accélérations meurtrières qui le font briller sous le maillot bordelais et qui auraient fait grimper sa cote chez les Bleus. Sans doute qu’il n’a pas osé, préférant la sobriété et la discrétion.

Une révision du match, signale quand même une belle intervention défensive sur Kinghorn qui venait d’échapper à Fickou et Vakatawa, un bon point qu’on n’attendait pas forcément de lui. Enfin, son jeu d’occupation, selon un schéma d’occupation précommandé par ses entraîneurs, fut acceptable.

Il n’a pas été au cœur d’actions fulgurantes, mais il n’a manqué aucune transmission non plus. Il lança Rattez dans de bonnes conditions en début de match et on lui reprochera finalement peu de mauvais choix. C’est vrai, il fut coupable d’une faute de main en deuxième période (53e). On lui reprochera aussi une passe au pied manquée dans l’en but pour Teddy Thomas, qui "consomma" un avantage et priva le XV de France d’une pénalité facile en fin de renconter. L’incompréhension fut manifeste entre lui et Wayne Barnes sur ce coup. Et sa lucidité aurait pu être meilleure.

La prestation du lutin bordelais fut ainsi très sobre, plus qu’on aurait pu le croire. Elle n’est pas de nature à notre sens à mettre une quelconque pression supplémentaire sur Romain Ntamack qui reste le titulaire du poste. Mais Matthieu Jalibert ne pouvait pas non plus avoir les mêmes automatismes que l’ouvreur toulousain avec Antoine Dupont, son partenaire en club.

La prochaine fois qu’il aura sa chance, très certainement la semaine prochaine contre l’Italie, le jeune bordelais devra quand même exposer davantage son talent personnel hors norme. Il doit hausser son niveau d’un cran, histoire de montrer à ceux qui poussent derrière et entendent venir le concurrencer que, jusqu’à nouvel ordre, le numéro 2 c’est lui. En attendant la prochaine ouverture.

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