Etzebeth, le réveil de la force

  • Erwan DRIDI of Toulon celebrates  his first try with Eben ETZEBETH of Toulon  during the Top 14 match between Toulon and Brive at Felix Mayol Stadium on November 6, 2020 in Toulon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Eben ETZEBETH - Erwan DRIDI - Stade Felix Mayol - Toulon (France)
    Erwan DRIDI of Toulon celebrates his first try with Eben ETZEBETH of Toulon during the Top 14 match between Toulon and Brive at Felix Mayol Stadium on November 6, 2020 in Toulon, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Eben ETZEBETH - Erwan DRIDI - Stade Felix Mayol - Toulon (France) Icon Sport - Icon Sport
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Revenu d’un début de saison délicat, le deuxième ligne Springbok (29 ans, 85 sélections) a réalisé sa meilleure performance de la saison. Une bonne nouvelle pour le joueur, mais surtout pour RCT qui dépend naturellement de la bonne santé de son champion du monde.

D’un dernier coup de reins, Eben Etzebeth déposait Vatubua et offrait un petit frère à son essai inscrit du côté de Bayonne. Mieux, avec cette deuxième réalisation de la saison, le roc sud-africain donnait un avantage décisif au RCT, les Béarnais n’effaçant jamais l’écart offert par Etzebeth. Comme le symbole d’un joueur retrouvé, après un début d’exercice étonnamment compliqué ? On remonte la pendule du temps : au terme d’un exercice 2019-2020 qui le voyait être couronné roi du monde au Japon et durant lequel il s’imposait comme le nouveau chouchou de Mayol, le géant du Cap se voyait gracieusement autorisé à rentrer chez les siens pour le confinement. Eben Etzebeth se refaisait alors une santé mentale avec ses proches, et ce jusqu’à ce que les dirigeants sonnent la fin de la récréation. Sauf que -bloqué pour des raisons sanitaires- le deuxième ligne toulonnais ne pouvait rentrer à Toulon. Et alors que ses coéquipiers redonnaient vie au centre d’entraînement, « EtzeBeast » n’avait d’autre choix que de bosser en solitaire. Et s’il finissait par retrouver la rade en milieu d’été, le Springbok aux 85 sélections revenait avec une blessure aux côtes. Il était alors cocooné par le staff varois, mais rechutait dès la première journée contre La Rochelle.

« Un bon match pour les deuxième ligne »

S’ensuivaient cinq nouvelles semaines sous les bancs de l’infirmerie, à l’issue desquelles Etzebeth peinait à retrouver son rayonnement. Que ce soit face à Montpellier, Bristol, Castres ou Agen, l’ancien des Stormers enchaînait les prestations en demi-teinte. Pire, face aux performances de Rebbadj, Alainu’uese et Taofifenua, le Sud Africain voyait son rôle d’intouchable être discuté. Mais parce qu’il paraît que les grands joueurs ne restent jamais longtemps dans le creux de la vague, Eben Etzebeth a redressé (un peu) le tir contre Bayonne, avant d’offrir sa performance la plus aboutie de la saison contre Pau. Et si ce « bon match pour les deuxième ligne » dixit Lakafia, avait pour avantage de mettre en lumière les travailleurs de l’ombre, le champion du monde a marché sur l’eau. Précieux au sol, puissant sur les ballons portés, disponible dans le mouvement et capable de distribuer plus de timbres que l’employé du mois de La Poste, le Eben nouveau a remplacé le Eben timoré du début de saison. Pour le plus grand plaisir de ses coéquipiers, mais surtout de son public, qui sait de quel bois est composé son deuxième ligne lorsqu’il est en confiance.

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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