Paris veut montrer ses muscles !

  • Pour Gonzalo Quesada, Paris doit gommer encore quelques erreurs pour gagner les matchs perdus de peu. Photo Icon Sport
    Pour Gonzalo Quesada, Paris doit gommer encore quelques erreurs pour gagner les matchs perdus de peu. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Fort d’un succès probant lors de la dernière journée face à Brive et avant un intermède européen pour lequel il ne nourrit aucun objectif, le club de la capitale veut croire en ses chances face à Toulouse.

Le Stade français va bien, merci pour lui. Certes, le club parisien a connu quelques loupés depuis le début de saison comme ces revers à domicile contre Bayonne ou le Racing 92. Mais à bien y regarder, les hommes de Gonzalo Quesada n’ont plus rien à voir avec cette équipe moribonde qui traînait son spleen dans les profondeurs du classement l’an passé à la même époque. En témoigne cette 4e place actuelle du Top 14 qui aiguise les appétits. "La première moitié de saison est plutôt positive, confirme le manager argentin. Nous allons pouvoir continuer de progresser et gommer ces quelques erreurs qui nous ont fait rater quelques opportunités. " Quesada fait ici référence à ces matchs perdus de peu, notamment à l’extérieur, comme celui dernièrement abandonné à Pau (29-27).

Il n’empêche, la dynamique est bonne. Les Soldats roses sortent d’un succès probant face à Brive. Plus de cinquante points inscrits (51-21) à une équipe qui restait sur trois victoires consécutives, ça vous situe le niveau de performance d’une formation en quête de rédemption. Et pour ça, le Stade français entend bien poursuivre sur ce long chemin sinueux. Qu’importe que le prochain adversaire qui se dresse sur sa route se nomme le Stade toulousain, toujours champion de France en titre. Paris veut montrer ses muscles et se rappeler aux bons souvenirs du rugby français. "On ne se pose pas dix mille questions, nous ne faisons pas dix mille calculs, confirme Gonzalo Quesada. Nous nous déplaçons à Toulouse avec la meilleure équipe possible en ce moment." Avec dans un coin de la tête d’y réussir un joli coup. "Après cette rencontre, nous aurons deux matchs de Challenge Cup ", reprend l’ancien coach des Jaguares comme pour mieux affirmer où se situe l’objectif parisien.

Lors du match aller, les Stadistes avaient profité d’un très large remaniement dans les rangs toulousains pour infliger une véritable gifle à l’autre Stade (48-12). Un souvenir probablement douloureux pour les joueurs d’Ugo Mola. "Je suis convaincu que les Toulousains ont coché ce match-là depuis longtemps sur leur calendrier, sourit Quesada. Cette défaite, ils l’ont en travers de la gorge. Ils vont s’en servir pour préparer ce match retour. Pour nous, ce sera forcément un test." Et pour cause. Dans la ville rose, l’équipe qui se présentera face aux partenaires de Paul Alo-Emile n’aura rien à voir avec celle venue à Jean-Bouin le 1er novembre dernier. Au contraire. Cette fois-ci, les internationaux tel Dupont, Marchand ou Baille seront bien là, avec la ferme volonté de faire payer aux parisiens la première manche. "Nous n’aurons pas de pression particulière, juge pourtant Quesada. Pour nous, ce genre de match, ce n’est que de l’adrénaline. Nous allons affronter la meilleure équipe du moment en France. D’ailleurs, lorsque nous avons fait la présentation aux joueurs, les chiffres étaient éloquents. Toulouse, c’est l’équipe qui marque le plus de points, celle qui compte le plus grand nombre de franchissements et de "off-loads. " Elle domine dans tous les secteurs et maîtrise parfaitement son système de jeu. Nous avons donc tout à craindre, mais rien à perdre." De toute évidence, dans l’esprit des parisiens, la peur n’évite pas le danger. Ni l’ambition.

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