XV de France : le stage à Nice est-il compatible avec la crise sanitaire ?

  • Pour le staff de Fabien Galhtié, le stage à Nice a pour but de casser la routine des rassemblements du XV de France. La situation sanitaire pose cependant question.
    Pour le staff de Fabien Galhtié, le stage à Nice a pour but de casser la routine des rassemblements du XV de France. La situation sanitaire pose cependant question. Midi Olympique - patrick Derewiany.
Publié le , mis à jour

Alors que la tenue du Tournoi des 6 Nations 2021 est toujours soumise à la pression du ministère, les Bleus ont choisi de se préparer à Nice. Un choix qui étonne...

Dès son arrivée à la tête des équipes de France, au lendemain de l’élection de la première élection de Bernard Laporte à la tête de la FFR, Serge Simon émettait ce souhait : sortir le XV de France du "tout Marcoussis" et lui proposer des stages délocalisés, en province, à la rencontre de son public. Une démarche également pour les rencontres, avec une augmentation des matchs en province, même si les Bleus sont tenus contractuellement de disputer quatre à cinq matchs par an au Stade de France.

Dans les faits, cela s’est vite concrétisé : des camps de base établis à Monaco ou Nice (préparation au Mondial 2019), des semaines en Irlande (Tournoi 2019) et, en 2017, le passage controversé d’une partie de la délégation des Bleus par la réunion, sur leur chemin vers l’Afrique du sud où les attendait une tournée estivale.

Dans cette logique, c’est donc à Nice, une nouvelle fois, que l’équipe de France avait de longue date prévu de préparer ce Tournoi des 6 Nations 2021, pendant une dizaine de jours, avant de s’envoler directement pour l’Italie sans passer par Marcoussis. Une manière de casser la routine et d’améliorer les conditions de travail en se rapprochant du soleil, par ces périodes hivernales.

Sauf que, depuis, le contexte sanitaire s’est de nouveau tendu, au cours de l’automne. Un nouveau confinement, simplement allégé début décembre par un couvre-feu. Autour de la tenue des matchs, le contexte s’est également fait plus strict : début janvier, le ministère des Sports, celui de la santé et le ministère de l’intérieur s’accordaient pour prononcer la suspension des compétitions européennes. En suivant, la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu laissait le Tournoi des 6 Nations sous pression : "Le premier match va se jouer contre l’Italie. Pour celui contre l’Irlande et l’Angleterre, il faut que l’on obtienne vraiment les garanties nécessaires. […] Quand il y a des rencontres internationales, nous mettons en péril, en quelque sorte, la santé de ces sportifs. Donc il faut que l’on ait les garanties à hauteur de ce que nous engageons, nous, comme moyens pour préserver la santé des sportifs et il faut que ce soit la même chose dans tous les pays."

Une manière explicite de réclamer de l’exemplarité. Pourquoi, alors, maintenir le stage à Nice quand les Bleus ont à leur disposition une bulle sanitaire de facto, à Marcoussis, dont les joueurs se sont si souvent plaints de l’isolement ? Dans les Alpes-Maritimes, les Bleus seront également à l’isolement et donc coupés de leur public. Surtout, ils s’installeront dans un des départements les plus touchés de France par l’épidémie de Covid-19. Serge Simon justifie : "L’hôtel sera privatisé. Si nous allons à Nice, c’est pour profiter du climat plus clément à Paris. Pour Fabien, pouvoir s’entraîner au soleil est important au niveau du moral, de l’humeur et de l’énergie. Cela permet aussi de ne pas cumuler 8 semaines au même endroit. Pour la fédération, le coût est neutre voire inférieur grâce aux aides de la Région Paca."

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