Les Dieux du rugby étaient avec Brive

  • Setareki Bituniyata a encore été précieux dans le collectif briviste
    Setareki Bituniyata a encore été précieux dans le collectif briviste Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Sixième succès en sept matchs pour des Corréziens en réussité. Mais pas seulement.

«Ça a été un grand ouf de soulagement. Bon, disons que la pièce est tombée du bon côté.» Dix minutes après le coup de sifflet final et douze après la pénalité de la gagne manquée en bonne position par Sonatane Takulua, Joris Jurand et les Brivistes en croyaient à peine leurs yeux. Leur sixième victoire sur les sept dernières rencontres a été scellée par un drôle de coup de pouce du destin. Même le pragmatique Jeremy Davidson évoquait «un petit peu de chance» sur le coup.

Après avoir forcé le destin à Castres, contre Montpellier ou encore à Pau, les Corréziens ont cette fois bénéficié d’une bonne dose de réussite finale pour remporter une partie longtemps maîtrisée. «Cela aurait été très bête de perdre ce match-là», reconnaît, un peu penaud, Joris Jurand. Mais la chance ne sourit-elle pas aux audacieux, tout compte fait ? Avant ce dernier quart d’heure cafouillé, les Brivistes avaient tracé le sillon du succès. En dominant stratégiquement l’adversaire, grâce aux bottes de Lobzhandize et Hervé. En relevant le bras de fer physique avec une défense farouche et une conquête au niveau. «Nous étions vexés à Pau où l’on avait été dominé en touche et en mêlée, évoque Thomas Acquier. On a su relever la tête.» En produisant quelques étincelles offensives aussi, dans le sillage du duo Buliruarua-Bituniyata : «Ce sont des joueurs exceptionnels. C’est la team Fidji, c’est la magie», sourit Joris Jurand. «Sur nos deux essais, c’est du Super Rugby», appuie l’entraîneur nord-irlandais.

« À force de gagner… »

Cette nouvelle performance briviste ne saurait donc être résumée à un simple coup du sort. Elle marque un tournant dans la saison. Au sortir de cette 16e journée, Saïd Hirèche et ses partenaires affichent un bilan équilibré de huit succès pour autant de revers. «À force de gagner, il ne faudrait pas qu’ils jouent la qualification quand même, soufflait devant les micros Patrice Collazo. Ce sont les journalistes qui disent qu’ils jouent le maintien.» N’en déplaise au manager varois, tous les Brivistes amenés à prendre la parole ont spontanément évoqué le sujet : «Nous faisons un pas un peu plus important vers cet objectif», se projette Joris Jurand. «Mais cette année, le maintien va se jouer à cinquante points, prévient Thomas Acquier. Il nous manque peut-être donc encore seize points. Ça va durer longtemps.»

Cette lutte n’en finit plus de forger et de former un jeune groupe en progression constante : «Nous avons l’impression qu’en jouant un match, nous en prenons dix d’expériences, reprend l’arrière. En début de saison, ce groupe avait du mal à se trouver et à jouer ensemble. Là, c’est beaucoup mieux.» S’il souffre encore d’inconstance et s’il ne cesse de provoquer des frayeurs à ses supporters, ce CABCL va assurément dans le bon sens. Après un automne périlleux, Jeremy Davidson peut s’en féliciter : «On a toujours eu confiance dans nos joueurs, on savait ce dont ils étaient capables.»
 

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