Le CO sous son plus mauvais jour

  • Urdapilleta muselé par la défense parisienne.
    Urdapilleta muselé par la défense parisienne. Icon Sport
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Largement dominés en mêlée, incapables de poser leur jeu, fébriles en défense, les Tarnais ont livré une de leurs pires prestations de la saison. il faudra élever le curseur à tous niveauX pour la venue de l’Aviron.

Rassurons d’entrée les téléspectateurs du dimanche soir ayant, pour la première fois de la saison, peut-être, regardé le Castres olympique, hier : les Tarnais sont, en temps normal, autrement plus consistants et performants que ce qu’ils ont pu montrer à Paris.

Leur première période aura notamment été marquée par une succession record de fautes sur phases statiques et de maladresses balle en main, entre en-avant, passes « ave maria » et relances hasardeuses. Pendant trente minutes, les visiteurs auront au moins sauvé les apparences au tableau d’affichage (3-3) avant d’être victimes de leur incroyable fébrilité du jour. La séquence ayant amené l’essai de Pablo Matera résume tout : une mêlée sur le reculoir, un mauvais dégagement, une combinaison incomprise en touche amenant un coup franc et une défense étonnamment transpercée par le troisième ligne argentin. Les dix points de retard à la mi-temps paraissaient être un moindre mal au regard de l’incapacité des Castrais à tenir le ballon et à exister en mêlée, décidément point noir récurrent ces derniers temps : « Il faut mettre notre jeu en place, il y a trop d’erreurs  », déplorait Yann David à la pause. Un doux euphémisme.
 

Place à bayonne et Montpellier

Au retour des vestiaires, les troupes désormais emmenées par Pierre-Henry Broncan ont montré un peu d’orgueil. Sans parvenir à retrouver du liant et de l’efficacité. Et encore moins de la solidité en mêlée.
Une semaine après le sévère 59 à 19 encaissé à Marcel-Michelin, Mathieu Babillot et ses partenaires ont logiquement subi un deuxième zéro pointé. Sans gloire ni manière. Qu’il semble loin le temps où les Castrais avaient enchaîné quatre déplacements sans connaître la défaite (16-16 à Toulouse, 13-17 à Pau, 14-15 à Lyon, 19-21 à Montpellier). Dans ce championnat où tout peut aller très vite, le CO se retrouve de nouveau sous une pression relative dans la lutte pour le maintien. Avec les succès de Brive et de Pau la veille, voilà les Tarnais rétrogradés à la onzième place, sept longueurs devant la treizième place, avec un seul match à rattraper. Leurs compteurs seront d’ailleurs remis à jour dimanche. Après un test ô combien important face au rival bayonnais au stade Pierre-Fabre.

Succès bonifié du Stade Français face à Castres ! #SFPCO #TOP14

Le film du match > https://t.co/VckxZt1nCY pic.twitter.com/M9iJsBEiXz

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) January 31, 2021

 

Un tournant, assurément dans le parcours du CO : un faux pas, qui plus est face à un adversaire direct et en criant manque de rythme, pourrait compromettre sérieusement la suite de sa saison ; un succès lui redonnerait de l’air et un élan positif avant la réception toute aussi cruciale de Montpellier, sept jours plus tard. En tout cas, après deux piètres sorties en Auvergne et à Paris, les leviers de la révolte seront faciles à trouver, cette semaine, du côté du Lévezou.

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