L'enseignement du week-end : la mauvaise passe de Colomiers

  • Les Columérins de Clément Chartier ont fini par craquer en fin de match malgré une prestation d’ensemble honorable.
    Les Columérins de Clément Chartier ont fini par craquer en fin de match malgré une prestation d’ensemble honorable. PhotoBernard
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Avec quatre défaites en cinq matchs, les Haut-Garonnais ne traversent pas leur meilleure période. Sixièmes, ils doivent impérativement enclencher une nouvelle dynamique pour éviter de se retrouver  sous la pression de leurs poursuivants dans la course aux phases finales.

C’est un début d’année civile pour le moins difficile que connaissent les Columérins. Ils viennent de s’incliner quatrefois en cinq journées, dont deux fois leur antre de Michel-Bendichou, là où ils demeuraient pourtant invaincus depuis plus de quinze mois et où ils avaient bâti une série de dix-septmatchs sans défaite. Deux revers sur le fil face à des concurrents directs, Vannes puis Biarritz, ô combien frustrants, rageants et qui mettent aujourd’hui Romain Bézian et sa bande en alerte. Les Columérins sont cependant toujours dans le bon wagon pour les phases finales, à la sixième place, synonyme de dernier billet pour les joutes endiablées, que l’on espère festives, du printemps prochain. Mais ces deux sorties de route à domicile, conjuguées aux déplacements à vide de Perpignan et du dernier en date à Biarritz (lire page 20) sont de sérieux avertissements et doivent mettre les protégés du président Carré en alerte, par rapport à la meute de poursuivants, au premier lieu duquel Grenoble apparaît comme la plus forte menace, même s’il ne faut pas écarter Provence Rugby, qui a aussi calé en ce début d’année (quatre défaites et six points pris en cinq matchs).

Cinquième au soir du match en retard rattrapé et gagné face à Perpignan avant les fêtes de fin d’année, avec 37 points dans la besace, Colomiers n’a rajouté que huit unités sur ces cinq derniers matchs. Un ralentissement net, qui contraste avec les dix-sept points des Isérois. Douzième (22points) avant la trêve des confiseurs, le FCG a entamé sa remontée et se retrouve désormais septième avec 39 unités, à six longueurs des Haut-Garonnais.

Grenoble n’a pas dit son dernier mot

Avec quatre succès sur les cinq dernières rencontres, Grenoble semble bien décidé à rattraper son retard du début d’exercice. Du côté des Alpes, joueurs et staff ne s’en cachent d’ailleurs pas. « On ne peut pas regarder ses chaussures et vers le bas parce que sinon, on ne fait plus rien. Nous cherchons à aller de l’avant, de regarder devant […] C’est sûr que nous visons le haut, sinon ce serait jouer petit bras. Avec notre collectif, je pense que nous pouvons espérer mieux » soulignait le capitaine Steve Blanc-Mappaz. Le manager Stéphane Glas se faisait lui plus critique : « Sur ce que nous avons montré contre les Aixois, il n’y aura clairement pas la place pour nous parce que nous allons être punis à un moment ou à un autre. Il faut  montrer autre chose […] Ne nous voilons pas la face. Si on veut aller chercher quelque chose, il faut qu’on retrouve une qualité bien meilleure. »

Il n’empêche, la dynamique est pour l’heure en faveur du FCG, qui recevra les Columérins dans moins d’un mois pour une rencontre qui pourrait s’avérer décisif dans la course aux phases finales.

D’ici là, Colomiers, qui va se déplacer à Rouen ce vendredi puis recevoir Béziers, avant d’aller à Nevers, serait inspiré de mettre au chaud quelques points. Avec une infirmerie actuellement remplie à ras bord et pas moins de quinze absents à Biarritz -conséquence ou pas du rythme infernal auquel les organismes sont soumis depuis début novembre, chacun l’interprétera comme il le souhaite- plus facile à dire qu’à faire. Mais ne comptez pas sur le staff de la Colombe pour s’en plaindre. « Aujourd’hui, perdre du temps à énumérer les absents serait manqué de respect à ceux qui jouent. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.C’est à nous de continuer à travailler dur pour progresser. Nous avons cet impératif d’élever notre exigence individuelle et d’élever notre efficacité collective. Aujourd’hui, il faut retrouver de la confiance et il ne nous manque pas grand-chose », déclarait Julien Sarraute au soir de la défaite à domicile contre Biarritz il y a deux semaines. Vite, un déclic !

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