À la sueur, Colomiers s'en sort

  • Julien Sarraute, entraîneur de Colomiers.
    Julien Sarraute, entraîneur de Colomiers. Icon Sport - Icon Sport
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Dans un match à nouveau au couteau, les haut-garonnais ont réussi à se défaire péniblement de très vaillants drômois. L’essentiel est préservé.

Dans cet exercice ô combien singulier, sans public, il est écrit que rien ne sera donné d’avance pour les équipes qui jouent à domicile. Parlez-en donc justement aux troupes de Julien Sarraute et de Fabien Berneau, habituées depuis quelques temps à ferrailler sévère à Michel-Bendichou. Comme face à Nevers en novembre, Grenoble en décembre ou encore Béziers il y a moins d’un mois, Colomiers a dû s’employer pour s’éviter une déconvenue, qui aurait fait tâche à ce moment de la saison. Et qui aurait aussi gâché la conclusion de cette série, éprouvante et terriblement énergivore de dix matchs consécutifs.

D’autant plus qu’après un début d’année civile difficile et des défaites malheureuses, voire cruelles dans leur antre contre Vannes et Biarritz, les Haut-Garonnais ont relevé la tête depuis mi-février. La victoire face à Valence-Romans est « la quatrième en cinq matchs » comme rappelait le talonneur Thomas Larrieu.

Grandir encore et toujours

L’ancien capitaine du VRDR n’était pas surpris du tout du défi imposé par les Damiers, notamment devant, où les Columérins ont souffert comme rarement cette saison, concédant jusqu’à six pénalités et un coup franc en mêlée fermée, Thomas Dubois récoltant au passage un carton jaune. « Il ne faut pas se voiler la face, le championnat est serré à tous les niveaux. Durant la préparation de ce match nous n’avions parlé que de la victoire et des quatre points, et rien d’autre, en aucun cas du bonus », avançait, pour sa part, Jules Soulan, l’artilleur du soir, auteur d’un 100 % au pied et d’un 7/7 très précieux. Le demi d’ouverture, préservé à Grenoble en raison d’une gêne sterno-claviculaire préférait retenir le positif, comme le fait d’« avoir été mis en très rarement en danger » et surtout la « sérénité et l’état d’esprit » qui se dégage de cette équipe et de ce groupe.

« Je pense que oui, ce genre de matchs va nous aider et nous faire grandir encore sur le plan de l’engagement », rajoutait-il. Alors que Fabien Berneau l’entraîneur des avants retenait lui aussi, sans occulter les « nouvelles maladresses, et mauvais choix tactiques » « l’état d’esprit des joueurs qui n’ont rien lâché et qui ont rencontré beaucoup de difficultés ». Des joueurs qui « s’étaient fixés des objectifs de points, et l’ont atteint », soulignait Berneau. Au sein d’un effectif pas « surdimensionné », il fallait y parvenir, surtout que certains cadres ont très peu soufflé. À l’image d’un Anthony Coletta, capitaine pour la troisième fois consécutive et pas économe pour un sou dans les zones de combat rapproché. « Certains ont tenu la barre et se sont envoyés mais on se rend compte aussi que tout le monde veut mettre sa pierre à l’édifice », concluait un Fabien Berneau, conscient que les Columérins n’ont pas volé leur semaine de repos.

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