Ces Bleus sont dingues !

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    Ces Bleus sont dingues ! Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Au fil d'une fin de match totalement dingue, les coéquipiers de Charles Ollivon sont parvenus à renverser le pays de Galles. Quel match !

Les Gallois s'avançaient à Paris invaincus depuis quatre matchs. Les coéquipiers d'Alun-Wyn Jones, buste haut et tête droite, gagnaient le Stade de France dans l'espoir d'accrocher le treizième Grand Chelem de leur histoire, le cinquième depuis le passage à six nations, début 2000. Au vrai, cette équipe britannique faisait une telle impression avant la rencontre que Gareth Edwards, le plus grand demi de mêlée de l'histoire de ce jeu, nous contait même dans la semaine : «Notre petit pays de 3 millions d'habitants s'appuie à la fois sur une génération exceptionnelle, où les ailiers Louis Rees-Zammit et Josh Adams rayoneny, et sur une montagne d'expérience, diversement incarnée par Ken Owens, Alun-Wyn Jones ou Liam Williams. Le tout, franchement, est impressionnant ». De toute évidence, le grand Gareth ne s'était pas trompé et, samedi soir, le XV de France affronta probablement l'adversaire le plus redoutable de sa très jeune histoire.

Dominateurs sur la majorité des impacts, bien organisés en défense, propres en conquête directe, les Britanniques prirent d'abord les coéquipiers de Charles Ollivon à la gorge, à tel point que Romain Taofifenua et Matthieu Jalibert, blessés sur des chocs, durent quitter leurs partenaires en première période, prouvant s'il le fallait encore que ces Gallois n'avaient plus rien à voir avec les ectoplasmes entraperçus en ces mêmes lieux, à l'automne.

Une fin de match épique !

Mais si les hommes de Wayne Pivak menaient de dix points à cinq minutes de la fin de la rencontre, on avait tous à l'esprit que les France / Galles n'avaient jamais rien de commun avec les autres matchs de la planète ovale. Il y a quelques années, les hommes de Guy Novès avaient même dû attendre cent minutes avant de remporter la rencontre face aux Diables Rouges, au Stade de France. Cette fois-ci ? Il fallut deux essais, tous deux aplatis par Brice Dulin à quelques secondes d'intervalle et quasiment sur le gong, pour permettre aux Bleus de France de renverser une rencontre bien mal barrée et, cerise sur le gâteau, priver les hommes de Wayne Pivak du treizième grand chelem de leur histoire.  Quel match, nom de Zeus ! Quelle folie, nom d'un Celte ! Et quel bonheur nous procura une nouvelle fois cette équipe de France dominée mais héroïque, fatiguée mais jamais vaincue. Un seul mot : « bravo ».

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Les commentaires (2)
picsaintloup Il y a 1 année Le 21/03/2021 à 01:13

on va chercher dans l'injustice de décisions arbitrales incompréhensibles (hors-jeu, passage à vide, essais etc arbitrés à la tronche des équipes) la motivation pour renverser, à 14, 16 gallois et un anglais ...

imbernon59 Il y a 1 année Le 20/03/2021 à 23:33

Dingue,lesGallois nous donnent le match en voulant nous énerver...