L’UBB veut élever encore son niveau

  • Christophe Urios, Julien Laïrle, et Frédéric Charrier attendent encore plus de leurs hommes sur cette fin de championnat.  Photo Icon Sport
    Christophe Urios, Julien Laïrle, et Frédéric Charrier attendent encore plus de leurs hommes sur cette fin de championnat. Photo Icon Sport
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Les Girondins ne peuvent plus se cacher. Les voilà confrontés à leurs propres ambitions printanières, avec un match quasiment de phase finale face à La Rochelle et un désir d’émulation du staff.

Pour les Bordelais le compte à rebours a commencé. La coupure est finalement tombée à point nommé, pour dégarnir l’infirmerie et pour diffuser cette ambiance de phase finale, souvent couplée avec le redoux printanier.

Comme un fait exprès, l’UBB va aborder ce printemps avec deux nouvelles têtes, Louis Picamoles et Thomas Jolmès. Deux hommes rompus aux joutes professionnelles (pour le premier et ses 82 sélections, ce n’est rien de le dire). Couplée à une série de retours de blessure, cette double arrivée arrive à point nommer pour lancer une fin de saison placée sous le signe de l’Histoire avec un grand H. Enfin accrocher le wagon des phases finales.

Christophe Urios n’a pas fait mystère de ses intentions, dégager un surplus d’émulation et de motivation dans un effectif qui a peut-être besoin d’un petit coup de fouet. "Oui, c’est ce qu’on voulait. De l’émulation et de la fraîcheur. L’arrivée de Louis et de Thomas servira à se renforcer dans la bagarre. Il faut monter le niveau, s’engager davantage. C’est une bonne chose pour le sprint final."

On s’est demandé si le profil de Louis Picamoles, numéro 8 lourd et pénétrant pourrait s’adapter aux schémas du jeu d’avants bordelais concoctés par Christophe Urios et Julien Laïrle. Ne faudra-t-il pas les modifier pour bénéficier d’un Picamoles au zénith de ses possibilités ? "Non pas du tout. Louis Picamoles va s’adapter à ce qu’on fait déjà. Mais Louis c’est le même profil que Marco Tauleigne. On lui demandera les mêmes choses, rester debout, avancer systématiquement. En plus, Louis c’est un très bon contesteur au sol. Mais attention, Louis aura besoin des autres, il va amener son enthousiasme. Mais il ne va pas passer devant. Si c’était le cas, ça voudrait dire qu’on a un groupe d’une faiblesse incroyable."

Un Bordeaux - La Rochelle, c’est désormais un match du haut de tableau, un duel qui avait largement tourné en faveur des Rochelais à l’aller (20-6, le 25 octobre), meilleurs dans l’engagement physique, portés par un jeu au pied impérial de Jules Plisson. Les Bordelais avaient rendu l’une de leurs plus mauvaises copies de la saison en Charente-Maritime. Mais Christophe Urios nous a assurés qu’il n’avait pas parlé de cette rencontre cette semaine à ses joueurs. Trop d’eau a passé sous les ponts depuis, sans doute. Et le désir de finir la saison pied au plancher se suffit à lui-même.

Un match "bascule"

"C’est excitant, tout le monde va vouloir élever son niveau de jeu, ceux du sommet, ceux du second wagon et même ceux qui jouent le maintien. Sera-t-on capable, nous, d’élever notre niveau de jeu ?" La preuve, le constat froid du bilan des dernières semaines : "Nous avions fait un excellent mois de janvier. Mais je ne suis pas satisfait de nos trois derniers matchs, Stade français, Brive et Pau. Tant sur le plan de la performance que des résultats, ce fut décevant. Contre Pau, c’était même nul. On n’a pas su mettre les ingrédients nécessaires…. Donc, j’ai l’impression que nous ne sommes pas en train de monter notre niveau. Si on n’est pas capable de le faire, les autres vont le faire. Et on regardera les matchs de phase finale à la télé, comme ça a été toujours le cas à Bordeaux."

Voilà l’UBB confrontée à l’heure de vérité avec en plus, ce "double calendrier" puisque les Bordelais seront aux prises avec une phase finale européenne en avril avec Bristol en premier invité. Une double sollicitation qui demandera du doigté au staff.

Le match contre La Rochelle, c’est quasiment un match de phase finale. Plutôt un match "bascule" selon le coach. "Ça veut dire que nous sommes en "alerte rouge" et quand je parlais de monter le niveau, je pensais aussi au staff." Tout le monde est sur le pont à Bordeaux pour ce printemps de toutes les espérances. Mais quand on parle de cette fameuse montée de niveau, que signifie-t-elle exactement. Christophe Urios a fini par nous le lâcher : "Le contrôle des matchs par exemple. Quand on a des temps forts, il faut marquer, quand on a des temps fragiles, il faut "serrer les miches"."

Le match de Pau (gagné, mais sans bonus), ce fut exactement le contre-exemple. Une forme de désinvolture et de facilité qui n’est pas passée aux yeux du staff, une forme d’individualisme aussi si l’on décrypte une phrase : "Sur le plan du jeu, on doit avoir un collectif sacré. Il n’y avait rien de ce qu’on a fait à l’entraînement."

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