Vannes, le vent du boulet

  • Joseph Edwards (Vannes)
    Joseph Edwards (Vannes) Icon Sport - Baptiste Fernandez
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Le RCV a signé sa dix-neuvième victoire dans les cinq dernières minutes. Déception et frustration pour Carcassonne qui aurait mérité, a minima, le bonus défensif.

La nature humaine est ainsi faite qu’il est parfois difficile d’avoir un avis tranché. Oui, Vannes n’a pas volé sa victoire pour avoir été la chercher au fond de lui-même. Non, Carcassonne ne méritait pas de perdre au regard de la qualité de son opposition. La rencontre a basculé sur une ultime offensive bretonne alors que les Audois pensaient dur comme fer avoir fait le plus difficile pour tirer le partage des points, ce qui sembla du reste se dessiner tout au long de la seconde période. Jean-Noël Spitzer, le patron breton, ne pavoisait pas à l’heure de l’analyse : « Cette équipe de Carcassonne nous a mis en difficulté par le volume physique de son collectif. Elle a connu un déficit au pied qui a favorisé nos desseins, alors que notre propre jeu au pied a également été déficient. Mais notre victoire reste méritée avec l’essai de Rodrigo (Bruni, N.D.L.R.) à trois minutes de la fin. On le sentait venir déjà depuis plusieurs minutes. »
Et si le RCV a dû s’employer ferme pour forcer le destin, il le doit avant tout à une deuxième et troisième lignes impeccables. Johnson, O’Shea et Picquette, d’une part, Edwards, Bazin, Picault et Bruni, d’autre part ont fait le job. Car après avoir cafouillé par moments son rugby, Vannes retrouva sa force collective, sa solidarité dans le jeu, pour mener à son terme, cette nouvelle ambition de victoire. Victoire étriquée, là où le RCV a finalement senti passer le vent du boulet. « Carcassonne nous a vraiment fait souffrir.  Devant, nous n’avons pas entièrement relevé le défi, été un peu faible en mêlée et nous avons été bousculés sur les mauls. Nous ne sommes pas satisfaits du contenu mais l’essentiel est là avec les quatre points », glissait Rémi Picquette, le deuxième ligne, dont l’entrée en jeu a été remarquée.



Match piège


Spitzer, restait donc satisfait du résultat (qui met désormais Biarritz à dix-sept points !) et plus globalement de la copie rendue. « Ce pouvait être un match piège vu la qualité de l’adversaire », face à une équipe qui pouvait revenir vers Grenoble au classement et prétendre encore à la qualification. Elle le peut toujours… « On passe ce match sans encombre, à l’énergie et au courage », concluait Spitzer.
Du camp carcassonnais perlait la déception teintée de frustration. L’hommage rendu par Christian Labit au leader avait le ton de la sincérité. Il regrettait ce petit quelque chose, le truc qui peut faire basculer un match. « Ce n’est pas la première fois que nous perdions ainsi. Précédemment, il y eut notamment Mont-de-Marsan. » Mais au-delà des reproches à adresser à ses joueurs, il y avait l’hommage et la reconnaissance du boss à un groupe qui n’a jamais renoncé au combat.
 

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Didier le Pallec
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