Montpellier en sol majeur...

  • Les Montpelliérains, heureux !
    Les Montpelliérains, heureux ! Patrick Derewiany - Patrick Derewiany
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Grâce notamment à une démonstration dans les zones de ruck, les Héraultais se sont offert un exploit à Ernest-Wallon qui leur donne encore de l’air au classement.

C’est parfois dans la douleur que les groupes se resserrent. Et donc qu’ils rennaissent. Celui montpélliérain a connu son lot de souffrances durant des mois, avant les récentes éclaircies. Pourtant, il a encore dû affronter des épreuves avant d’affronter le Stade toulousain. D’abord touchés par la Covid-19 ces dernières semaines, les Héraultais ont également composé le jour même du match. Jean-Baptiste Elissalde explique : « Gabriel Ibitoye a ressenti une douleur à la cuisse ce samedi matin, Cobus Reinach s’est blessé à l’échauffement et on a ensuite perdu Benoît Paillaugue… Malgré tout, on a cru en notre étoile. Il y a des jours comme ça ou ça nous sourit. » Parce que le MHR s’est offert plus qu’un succès de prestige à Ernest-Wallon. Il a carrément aligné une prestation réference. Notamment grâce à la leçon donnée aux Toulousains dans les zones de ruck. « On savait comment ils allaient jouer et comment ils voulait nous prendre », note le jeune Jules Danglot. « On a bien réussi à mettre en application ce qu’on avait travaillé dans la semaine », se contente Alexandre Bécognée, particulièrement en vue dans ce secteur. Et quand on glisse à Elissalde que c’est d’abord sur le jeu au sol que son équipe a construit sa victoire, voici sa réponse : « Il y a tant de secteurs lorsque tu joues ici, à Toulouse. On ne se focalise pas sur un en particulier. Il faut défendre bien évidemment et je pense que la meilleure défense, c’est l’attaque. [...] Mais oui, le jeu au sol a été plutôt performant. Toulouse aime jouer debout et aime jouer au ballon donc il fallait vite mettre par terre et essayer de ralentir au maximum les ballons, ça été plutôt bien fait. » 

« Il fallait les bloquer »

 

En réalité, les Montpelliérains avaient parfaitement analysé certaines des dernières sorties stadistes et avaient pointé quelques lacunes dans ce domaine. Même si l’idée première était surtout d’éviter de laisser la machine toulousaine se mettre en route, comme l’illustre le même Bécognée : « C’était un point d’honneur qu’on s’était fixés. On savait que Toulouse jouait beaucoup les off loads et avait une plus grosse vitesse de jeu. C’est ce qui fait la force de cette équipe, quand elle parvient à jour dans la défense.  Donc il fallait bloquer nos adversaires en haut et les empêcher d’enchaîner rapidement. C’est vraiment ce que l’on a essayé de faire au maximum pendant le match. » C’est surtout ce qu’ils sont parvenus à réaliser la plupart du temps, annihilant les intentions adverses. « Une fois qu’ils étaient au sol, il fallait effectivement les empêcher de libérer vite le ballon, poursuit le numéro 8. Leur but était de nous faire courir partout. » Avec notamment sept pénalités récoltées sur les zones d’affrontement dans la seule première mi-temps, autant dire que le plan a fonctionné à la perfection. Pour mieux éloigner encore le MHR de la zone rouge.

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