Castres garde le rythme

  • Santiago Arata a parfaitement lancé les Castrais en allant marquer le premier essai au bout de seulement deux minutes de jeu.
    Santiago Arata a parfaitement lancé les Castrais en allant marquer le premier essai au bout de seulement deux minutes de jeu. Photo Pablo Ordas
Publié le , mis à jour

En passant l’écueil bayonnais, le CO se donne le droit de rêver et de croire aux six premières places. Le plus dur est à venir. Mais le plus excitant aussi.

Les Castrais n’ont pas manqué leur rendez-vous. Chez un adversaire qui n’avait pas le droit de passer à côté pour éviter le barrage. Signe d’une formation qui maîtrise pleinement son sujet, même si elle a été aidée par des Basques apathiques en première période. Mais à ce moment-là, les Tarnais avaient affiché une belle sérénité en déployant un jeu complet. Cette neuvième victoire sur les douze derniers matchs est un passeport vers une nouvelle aventure. La fin de saison ne manquera pas de sel. « On ne va pas se le cacher, on était venu chercher une victoire ! » déclare un Loïc Jacquet radieux. Elle renforce définitivement des perspectives de fin de saison palpitante.

« On s’invite ainsi dans la course à la qualification, poursuit le deuxième ligne. Comptablement, c’est chose faite, c’est top ! On garde la dynamique de victoire et, ça, c’est génial. Maintenant, il y a un concurrent direct qui arrive chez nous. Donc, j’ai envie de dire les choses très, très sérieuses commencent. »

À quatre matchs de la fin, la venue de Lyon annonce donc… une nouvelle saison. « Forcément le match contre Lyon sera capital dans le sens où on est au coude à coude au classement, continue Loïc Jacquet. L’équipe qui gagnera prendra un avantage mathématique et psychologique sur l’autre. Il y a aura de l’enjeu. Mais au mois de décembre on était avant-dernier, et aujourd’hui jouer ces matchs-là, c’est vraiment du bonheur. »
 

« C’est sympa d’avoir une fin de saison excitante »

Le marasme de l’hiver laisse place à une lutte pour la qualification ou une place européenne et à du plaisir tout simplement. Sans obligation d’objectif. Ce qui provoque l’enchantement. « C’est sympa d’avoir une fin de saison excitante. Déjà que c’est triste de jouer dans des stades vides. Et quand il n’y a plus d’enjeu… »

Le menu des réjouissances s’annonce aussi plus corsé que la rencontre face à Bayonne. « On est dans le peloton et on va rencontrer que des équipes qui sont dans ce même peloton, observe le deuxième ligne. À moment donné, soit on passe et on les met de côté, soit ils nous marchent dessus et on reste là où on est. Mais on s’est donné le droit de pouvoir participer à ça. C’est euphorisant pour le groupe. C’est ce qu’on cherche dans une carrière. »

Ce bonheur ne doit pas occulter le pragmatisme de la compétition. Pour vivre ces émotions, Castres devra rééditer le début de match de Bayonne. « On a été appliqués, sereins. Il faut le garder même si on a laissé les Bayonnais revenir au score. Encore une fois, comme face à Toulouse, on a le match en mains et on joue à se faire peur. Il faudra gagner en maîtrise. Il faut se dire que c’est passé deux fois et que ça ne passera peut-être pas tout le temps. »

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