BO : Saili ciblé, comment l’utiliser ?

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Face à Vannes, le centre néo-zélandais était suivi de près par la défense bretonne et c’est fort probable que ce scénario se répète, samedi en finale. Cependant, le All Black n’est pas dangereux qu’avec le ballon…

Arrivé l’été dernier sur la Côte basque, Francis Saili est rapidement devenu un des meilleurs joueurs de la division, la plaque tournante du BO et le plus gros danger offensif du club basque. Naturellement, les staffs et équipes adverses l’ont identifié et ont mis en place diverses stratégies pour stopper celui qui compte deux sélections avec les All Blacks (2013). "Ce n’est pas une chose qui le dérange dans sa préparation, assure Nicolas Nadau, l’entraîneur des arrières. Ça le stimule et quand il est comme ça, il pousse les autres à aller plus loin." Saili, que nous avions interrogé à ce sujet en avril dernier, expliquait alors : "Dès fois, je rentre sur le terrain et j’ai l’impression d’avoir une cible sur le dos, mais ça me met une bonne pression. Il y a différents moyens de la gérer. Le jeu sans ballon en fait partie et parfois, pendant un match, je n’ai pas autant la balle que ce que je voudrais."

En Bretagne, par exemple, le trentenaire fut clairement sevré de munitions (il n’a touché que huit ballons au cours de la rencontre). Sur le premier (19e minute), ce ne sont pas moins de quatre Vannetais qui furent mobilisés pour le stopper. Sur le suivant (23e), il fut intelligemment servi dans le dos, et au moment où trois Bretons se retrouvèrent face à lui, il ajusta une merveille de passe décisive pour son compère Henry Speight, esseulé sur son flanc gauche. Aujourd’hui deux raisons permettent d’expliquer ce faible ratio de ballons touchés. D’une part, les Basques n’ont pas eu une multitude de lancements offensifs. De l’autre, la défense vannetaise, très agressive, est montée haut sur le centre biarrot, lui laissant peu de champ d’action, et obligeant ses partenaires à privilégier d’autres pistes.

Nadau : « Il fait accélérer toutes les choses autour de lui »

La donne sera-t-elle la même samedi au CGL Stadium ? Une partie de la réponse se trouvera dans la paire de centres qu’alignera Patrick Arlettaz, et si le binôme De La Fuente-Acebes se dresse face à lui, l’ancien joueur des Harlequins sera certainement marqué de près. Peu importe. Il n’en sera que plus fort. En effet, si Saili est dangereux lorsqu’il porte la balle, il l’est aussi quand le staff basque l’utilise, sur ses lancements, en tant que leurre et qu’il monopolise a minima deux défenseurs. "Avec ou sans ballon, c’est la même personne, affirme Nicolas Nadau. Même s’il n’en touche pas un du match, il va booster les mecs autour de lui avec les courses qu’il va avoir. L’énergie qu’il va dégager rien que sur sa course pèsera sur l’adversaire quoiqu’il arrive, mais aussi sur ses coéquipiers. […] Francis comprend les choses dans le sens où il accepte d’en toucher moins, mais de tout faire pour que l’équipe gagne. Il a une préparation individuelle monumentale, mais il pense à l’équipe en permanence. Franchement, c’est quelqu’un d’extraordinaire, c’est un catalyseur qui fait accélérer toutes les choses autour de lui. Quoiqu’il arrive, il apportera quelque chose sur cette finale."

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Pablo Ordas
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