Espoirs Reichels : Toulouse, dix-huit ans après

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    Espoirs Reichels : Toulouse, dix-huit ans après Midi Olympique / Patrick Derewiany - Midi Olympique / Patrick Derewiany
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Les Toulousains ont réussi à renverser les Catalans dans un match intense. Les Rouge et Noir retrouvent un bouclier qui leur échappait depuis 2003.

Déclarés favoris par bon nombre d’observateurs, et même par le camp adverse, les Toulousains se méfiaient énormément. Le numéroun de la saison régulière avait beau avoir dominé de la tête et des épaules son sujet et n’avoir fait qu’une bouchée de Clermont en demie (35-8), il savait que l’Usap ne lui laisserait aucune marge de manœuvre. Et à l’issue d’un combat haletant, les Catalans du duo Marty-Vilaceca sont tombés les armes à la main, dans une ultime attaque alors que les Rouge et Noir s’arc-boutaient en défense pour s’offrir un morceau de bois qu’ils n’avaient plus touché depuis dix-huit ans. C’était en 2003 et la bande aux Lamboley, Millo-Chluski, Berneau, Isotolo Maka, Dupuy, Marfaing, Desbrosse et Candelon, notamment, a trouvé ses successeurs : Guillaume Cramont, Joshua Brennan, Théo Ntamack, Théo Idjellidaine, Baptiste Germain et leurs coéquipiers. Sur la pelouse biterroise, devant des tribunes colorées et festives, animées par les deuxcamps de supporters, ce sont pourtant d’abord les Usapistes qui faisaient parler la poudre.

Contre le vent durant le premier acte, Perpignan ne s’en laissait pas conter et décidait de prendre les choses en main. Toulouse, indiscipliné et cantonné dans sa moitié de terrain, voyait les vagues se succéder et les pénaltouches ainsi que les ballons portés pleuvoir. Avec la densité physique et les percussions du talonneur Kilian Taofifenua, des deuxième ligne Ma’afu, Ramasibana et celui des centres Tuilagi et Vaitulukina, l’Usap mettait à mal Toulouse et faisait plus que douter les joueurs du trio Lacombe-Zondagh-Madaule. Trois essais dont un dernier de Tuilagi juste avant la pause et voilà que les Sang et Or viraient en tête (19-12). Toulouse, avec quelques timides incursions dans les 22 mètres, s’en remettait au pied de son demi de mêlée Théo Idjellidaine-auteur d’un 100 % au pied- pour ne pas se faire trop distancer. Et si le vent n’avait pas tourné durant le second acte, la physionomie s’inversait totalement. Plus agressifs sur les porteurs de balle, plus présents dans le jeu au sol, les Toulousains, dans le sillage d’un huit de devant revigoré, mettaient leurs pognes sur les débats.

Une dernière demi-heure toulousaine

À la 53e, après un contre-ruck et une pénalité en leur faveur, les jeunes Stadistes, portés par leurs supporters et sans doute galvanisés par les membres de l’équipe première qui avaient fait le déplacement après leur succès la veille à Bordeaux, enchaînaient dans les 22 mètres catalans. Guillaume Cramont, véritable fer de lance (lire ci-dessous) concluait le mouvement. Toulouse revenait (22-22) et continuait d’oppresser les Catalans, sous pression, à l’image du demi de mêlée Jeune-Joly qui recevait un carton jaune. « Il nous a manqué de la maîtrise contre le vent, comme toute cette saison », regrettait David Marty, cependant pas peu fier de ses jeunes, admirables dans la solidarité et le don de soi. L’essai en force de Joshua Brennan à l’heure de jeu scellait définitivement le destin de la rencontre (29-22) et la mêlée catalane, en souffrance (68e) ne pouvait rien y faire. Toulouse, porté par une maîtrise supérieure, pouvait aller chercher le bouclier, au terme d’une finale engagée et sacrément rythmée.

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