Les Fidjiens règnent sur l’Olympe

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    Les Fidjiens règnent sur l’Olympe
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Cinq ans après leur titre décroché à Rio, les septistes fidjiens ont remporté la deuxième médaille d’or de l’histoire de l’archipel aux jeux Olympiques. Les joueurs du Pacifique sont bien les rois du 7.

C’était le 11 août 2016, rappelez-vous : les Fidjiens sont sacrés champions olympiques à Rio de Janeiro au terme d’un parcours sans-faute conclu en beauté face à la Grande-Bretagne (43-7). L’archipel du Pacifique s’arrête donc de vivre l’histoire de plusieurs heures voire jours. Les commerces fermés, et toute la population dans la rue pour fêter l’exploit de Tuisova, Nakarawa et consorts, premiers médaillés olympiques de l’histoire des Fidji. Le gouvernement déclare ce jour comme fête nationale et des billets de sept dollars sont imprimés à l’effigie de ces héros. À leur retour, les joueurs de Ben Ryan sont accueillis en véritables stars et les célébrations durent plus d’un mois sur l’archipel. Nous sommes près de cinq ans plus tard, Covid oblige : Jerry Tuwai devient donc champion olympique pour la deuxième fois. L’emblématique capitaine, élu joueur de la décennie par World Rugby, est le seul Fidjien à réaliser le doublé après la victoire des siens en finale contre les Néo-Zélandais dans un Tokyo Stadium vide (27-12).

Alors certes, la fête ne sera jamais aussi belle qu’en 2016 en raison des conditions sanitaires puisque l’archipel des Fidji est l’un des plus touchés par la pandémie (les Fidji ont signalé un record de 1 285 nouveaux cas dans une mise à jour quotidienne à la veille de la finale olympique) et est actuellement soumis à un couvre-feu. Jerry Tuwaï a d’ailleurs déclaré dans les travées de l’enceinte japonaise que les commémorations n’auront pas lieu sur l’archipel, pour la santé et le bien de tous : "Une médaille d’or ne peut pas remplacer la vie humaine. Mais je pense que les Fidjiens ne penseront plus à la pandémie maintenant." Pour autant "il est difficile de sous-estimer l’effet que cela a aux Fidji", selon l’entraîneur gallois des Flying Fijians, Gareth Baber nommé après le titre olympique de 2016. "C’est quelque chose qui est évidemment étroitement lié à l’identité nationale. Réussir en tant que petite nation contre vents et marée, contre des frères plus grands, c’est particulièrement bon pour les Fidji."

Un premier jour poussif, un final en apothéose

Sur le terrain, tout n’a pas été simple pour les coéquipiers de Semi Radradra, le centre des Bristol Bears et ancien Bordelais rappelé à 7 spécialement pour l’occasion. La première journée a été poussive pour les Fidjiens avec une première victoire au forceps contre les Japonais (24-19) et un autre succès plus en maîtrise contre le Canada (28-14). Les Iliens, tenants du titre, se sont fait peur mais ont assuré l’essentiel avec la qualification déjà actée pour les quarts de finale. Et puis tout au long de la compétition, le Palois Aminiasi Tuimaba et le Castrais Vilimoni Botitu sont montés en puissance. Ce fut notamment le cas contre les Britanniques, futurs demi-finalistes (33-7), pour sécuriser la première place du groupe.

\ud83c\udfc9 Tenants du titre en rugby à 7, les Fidji signent un superbe doublé en dominant la Nouvelle-Zélande en finale 27-12 et confirment leur suprématie planétaire ! #Tokyo2020 #JeuxOlympiques

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— France tv sport (@francetvsport) July 28, 2021

En phase finale, Jerry Tuwaï et ses partenaires ont parfaitement géré leur quart de finale contre l’Australie (19-0), compensant leurs maladresses par des actions de génie, dont ils ont le secret. Ce fut aussi le cas en demi-finale face à des Argentins surprenants dans le sillage de la révélation Marcos Moneta (26-14) ! Et ce ne sont pas les Néo-Zélandais, numéros uns des World Series, qui ont pu contester les Fidjiens en mission vers un doublé déjà historique. Alliant vitesse et puissance dans le sillage de l’impressionnant Asaeli Tuivuaka, les hommes de Gareth Baber font la différence et c’est le futur Toulonnais Jiuta Wainiqolo qui délivre tout un peuple au terme d’un exploit personnel (27-12). Les Fidjiens décrochent la deuxième médaille d’or olympique d’un archipel de moins d’un million de personnes, la deuxième en rugby à 7 chez les hommes… Rendez-vous est déjà pris dans trois ans à Paris pour conserver leur titre et réaliser la passe de trois !

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