Castres : Rory a bien ri le dernier

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Pour la onzième et dernière sortie de sa carrière au Michelin, le demi de mêlée du CO y a obtenu sa première victoire en tant que capitaine, s’offrant au passage un essai et une belle bordée de sifflets. La tournée d’adieu au top 14 commence bien…

En onze saisons de Top 14, Rory Kockott en a connu des vertes et des pas mûres sur la pelouse du Michelin. Quelques victoires, bien sûr, dont ce succès en barrages en 2014 (16-22), ou ce triomphe d’embrouilleur en 2017 (27-31) qui lui avait valu deux ans plus tard de recevoir une bonne vieille tarte de cow-boy de Sitaleki Timani, et depuis lors l’opprobre du Michelin tout entier. Autant dire que pour sa der’sur ce terrain où il se compte tant d’amis, Rory Kockott avait fait un rendez-vous très spécial, le point de départ de sa tournée d’adieux au Top 14 avant de tirer sa révérence à la fin de la saison. « Depuis que je suis en France, j’ai apprécié les ambiances et les supporters dans tous les stades, je me suis fait des copains un peu partout », glissait, pince-sans-rire après la rencontre, le demi de mêlée international. Mais nul doute qu’à l’intérieur de lui brûlait une satisfaction intérieure intense, quelques minutes après avoir quitté le terrain sous une dernière bordée de sifflets, tout en saluant de la main un public chauffé à blanc… « Ils le sifflent, mais Rory va leur manquer quand il va arrêter, souriait le manager tarnais Pierre-Henry Broncan. Quand ils ne l’auront plus pour le siffler, qui vont-ils pouvoir huer ? En plus, il n’a même pas pris de carton ce samedi (sic). C’est drôle, mais on a l’impression que c’est vraiment un enfant du Top 14. En Super Rugby, en Angleterre, il aurait été moins bon. Lui, il aime les ambiances hostiles, les publics qui chambrent. D’ailleurs, quand on joue en Coupe d’Europe chez les Anglais devant des supporters qui dorment en tribunes, il est moins bon… Il ne pouvait vraiment s’exprimer à plein que dans notre championnat. Il y aura laissé une trace fantastique. »

Focalisé sur « l’Uriosico »

À l’image, encore, de ce nouveau match cuit « à la Kockott » par le CO, capable d’ouvrir le score sans avoir tenu le ballon deux secondes ni posé le moindre orteil dans le camp adverse, ou encore d’inscrire un essai fantastique pour permettre à son équipe de recoller au score en première période, lorsqu’elle aurait pu sombrer. « Bien sûr que ça fait plaisir de marquer un essai comme ça, mais ce n’est pas un plaisir individuel, coupait le demi de mêlée. Celui qui marque au bout d’une action comme celle-là, il a son nom dans le journal, mais c’est tout. Il sait ce qu’il doit au staff qui a bien analysé la défense adverse pour proposer un bon lancement de jeu, à Benjamin Urdapillleta qui fait le bon choix, à Julien Dumora puis Thomas Combezou qui franchissent, aux ailiers qui viennent déblayer dans l’urgence. C’est un vrai travail d’équipe, et c’est ça le plaisir de conclure une action comme ça. » Un discours de vieux sage, d’autant plus profond lorsque vint l’heure d’évoquer un « Uriosico » à venir toujours riche en émotions dans le Tarn. « Quand on gagne à l’extérieur, c’est souvent pareil : on récupère pendant une journée avec la tête dans les nuages, on effectue un entraînement du lundi moyen, un autre entre deux eaux le mardi et le week-end venu, on se fait surprendre. Pour nous, le défi va être là car les Bordelais, eux, seront prêts. » Nul doute toutefois qu’avec un Kockott toujours au sommet de son art et un Benjamin Urdapilleta toujours aussi survolté, les Castrais auront dans leurs manches quelques atouts pour faire honneur à l’événement…

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