Clermont ne retient pas ses leçons

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Coupables d’erreurs grossières dans des moments cruciaux, les Clermontois n’en finissent plus de donner l’impression d’une équipe en stagnation.

Un air de déjà-vu. Encore. Voilà bien ce qui frappait à l’heure de débriefer cette nouvelle contre-performance clermontoise au Michelin, la première de l’histoire en Top 14 de l’ASM pour l’ouverture de la saison à domicile. Et l’on ne parle pas ici des critiques froides adressées à l’arbitrage il est vrai hésitant de M. Marchat (à qui les Auvergnats reprocheront longtemps de ne pas avoir signalé de faute sur Iturria sur la dernière touche du match), mais bien aux comportements coupables des joueurs auvergnats qui leur ont, une fois de plus, coûté un succès qui leur tendait les bras, à l’image de ces deux ballons cruciaux égarés à la réception de renvois dans leurs propres 22 mètres, juste après avoir fait le plus dur. « Ça me rend fou parce que ça me rappelle le match contre l’UBB la saison dernière, pestait l’ouvreur Camille Lopez. On récupère ce renvoi, il reste trente secondes, on n’a que trois temps de jeu à faire avant de sortir le ballon et on n’y arrive pas. Derrière, on se bat, mais on tourne malgré tout à +2 au lieu d’être tranquillement à +9. Et on commet encore la même erreur à 30-27 même si sur le coup, j’aimerais qu’on m’explique comment le 13 blanc a pu récupérer le ballon. » La comparaison avec l’UBB pouvant même être prolongée avec l’ultime en-avant d’Amatosero, qui avait lors du barrage perdu l’ultime munition de l’ASM sur une initiative solitaire.

Progression invisible

Toutefois, en ce qui concerne les ballons égarés au contact, les grossières erreurs défensives individuelles et une nervosité palpable, nul besoin de remonter aussi loin dans le temps. Au vrai, l’image offerte par l’ASM a rappelé celle déjà servie le week-end précédent à Lyon, avec les mêmes points forts et les mêmes points faibles. De là à conclure qu’à force de ne pas retenir leurs leçons, les Auvergnats ne progressent pas d’un iota. On aurait été tenté de le penser, si le manager Jono Gibbes ne s’était pas volontairement voulu rassurant. « En tant qu’entraîneur, je sais que nous avons déjà effectué des progrès mais je ne peux pas le dire après ces défaites, personne ne le comprendrait. Toutefois, je crois que ces progrès existent, et que tout le monde pourra les constater dans une dizaine de journées. » Reste qu’en attendant, le choc à venir contre La Rochelle s’annonce d’autant plus effrayant qu’il pourrait bien envoyer son perdant en position de relégable pour quelques semaines…

Jono Gibbes : « Au moins, on se sent vivant »

Après ce match, c’est un mix de frustration, de déception. La pression du tableau d’affichage a fait qu’on a manqué de lucidité sur des moments-clés qu’on ne gère pas bien. Peut-être qu’à vouloir jouer la montre, on a renvoyé une image négative à l’arbitre. Dans ces moments-là, il faut être irréprochable et on ne l’a pas été. On n’a aucune excuse mais au moins, on se sent vivant.

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