Le public, cette manne financière

  • Tristan Tedder et Melvyn Jaminet expriment leur joie avec les supporters de Perpignan.
    Tristan Tedder et Melvyn Jaminet expriment leur joie avec les supporters de Perpignan. Icon Sport - Alexandre Dimou
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L’économie de certains clubs est en grande partie basée sur les revenus venant de l’exploitation des stades. En ce sens, ils doivent tout faire pour réaliser des affluences toujours plus élevées.

Dire que le public est le "trésor" d’un club de rugby n’est pas un euphémisme. Pour certains clubs, il l’est vraiment. Nous parlons ici des clubs qui se passent de mécènes richissimes et privilégient des partenaires multiples et un public fourni et fidèle. Pour eux, le public est un bien précieux. Et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il leur donne un avantage psychologique. Il suffit de reprendre les déclarations recueillies après la première journée auprès des joueurs qui avaient la joie de retrouver des tribunes pleines à craquer. Certains avaient comparé leur stade à Disneyland. L’image n’est pas anodine. Car à la manière d’un parc d’attractions, le stade est, pour ces clubs, aussi une planche à billets. Chacun possède ses particularités, mais la billetterie peut représenter entre 30 % et 40 % de leurs revenus totaux : "L’économie de la majeure partie des clubs de Top 14 est différente de celle du foot, où les droits télévisés constituent la principale source de revenus, confirmait ce week-end Pierre Lahore, directeur général de la Section paloise. Chez nous, les droits TV ne représentent que 20 % du budget et grosso modo trois millions d’euros. L’économie des clubs de Top 14 est une économie réelle, basée sur l’exploitation des stades. On l’a vu pendant la crise sanitaire, puisque les matchs à huis clos coupaient les revenus. C’est ce qui a justifié la mobilisation des présidents à demander des aides financières à l’Etat." L’autre grande source de revenus des clubs est le sponsoring, qui représente entre 40 % et 50 % des revenus du club.

Opération reconquête des supporters

La page de cette crise sanitaire est-elle tournée ? En partie mais pas totalement. Ici et là, les clubs constatent encore les dégâts de cette crise : "Nous ne sommes pas satisfaits de nos affluences enregistrées depuis le début de la saison car nous n’avons pas encore retrouvé les chiffres d’il y a deux ans, constate Pierre Lahore. Cela va prendre du temps. Nous avons un retour à la commercialisation très dynamique en début d’été, puis les choses se sont tassées. Cela s’explique déjà d’un point de vue sanitaire, et aussi par le fait que certaines personnes ont pris d’autres habitudes de consommation du rugby. Aujourd’hui, l’enjeu est donc de retrouver de l’attractivité pour faire revenir les gens au stade, reconquérir ces cercles de supporters." Et pour cela, les dirigeants se creusent les méninges : "Les gens doivent venir pour le match mais aussi pour ce qu’il y a autour. On doit booster nos offres de restauration, trouver de nouvelles animations, des jeux pour les enfants, des offres de consommations dans nos buvettes… On essaye d’ouvrir différents biais qui peuvent susciter de nouveaux facteurs d’attraits pour venir au stade." Car c’est bien là le nerf de la guerre pour les dirigeants de nos clubs de Top 14.

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