Antoine Dupont, un phénomène à gérer

  • La saison dernière, Antoine Dupont a totalisé 27 matchs toutes compétitions confondues.
    La saison dernière, Antoine Dupont a totalisé 27 matchs toutes compétitions confondues. Icon Sport - Icon Sport
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Profondément passionné par le rugby et animé d’un esprit de compétition hors-pair, antoine dupont veut prendre part à toutes les rencontres. Mais gare à la surchauffe !

On ne lui a pas posé la question, mais on est sûr qu’Antoine Dupont est convaincu qu’il exerce ce qui est, à ses yeux, le plus beau métier du monde: rugbyman professionnel. Pourquoi ? Parce qu’il adore le rugby. Il en est viscéralement passionné, depuis son plus jeune âge. Quand il ne s’entraîne pas sur le terrain, il visionne les matchs d’antan, connaît toutes les anciennes gloires et cultive ainsi une culture rugbystique colossale. Bref, il est dingue de rugby. Alors logiquement, il n’aspire qu’à une chose: pratiquer sa passion, le plus possible.

Combinez à cette passion un esprit de compétition hors-pair, ainsi qu’une légère tendance à l’hyperactivité («Ne vous fiez pas à son caractère discret en société ! Petit, il était très turbulent, à la limite de l’hyperactivité. En tant que frères, nous jouions souvent ensemble, mais à un moment j’ai fini par lâcher, c’était trop ! » nous confiait son frère aîné Clément en décembre 2016) et vous comprendrez pourquoi Antoine Dupont veut « tout jouer ». Au Stade toulousain par exemple, il a déjà proposé au staff de décaler ses vacances pour disputer une rencontre parce que ses coéquipiers étaient indisponibles.

Super-Dupont, mais pas superman

Cette soif intarissable de rugby se traduit par ses stats de temps de jeu proprement hallucinantes : la saison dernière, « Super-Dupont » a totalisé 27 matchs toutes compétitions confondues (Toulouse et XV de France), pour 1919 minutes jouées ! En 2018-2019, il avait déjà cumulé 1625 minutes, et 1234 minutes en 2016-2017 avec un record personnel à 35 matchs joués pour sa dernière année à Castres.

Vous l’aurez remarqué, il y a toujours une ou deux saison(s) d’intervalle entre ces performances au long cours. La raison est simple: Super-Dupont n’est pas Superman.

Il peut se blesser, comme cela est déjà arrivé en février 2018, avec une rupture du ligament croisé antérieur, ou encore fin 2019, moment où un un trait de fracture de fatigue au dos l’a considérablement gêné durant la Coupe du monde 2019 ainsi que lors des deux mois qui l’ont suivie : « Quand t’es sur le bord, blessé, c’est tout le temps pénible, pestait le joueur à l’époque, Tu te dis que tu vas en profiter pour te reposer, mais au bout d’un week-end, t’en as déjà marre de te reposer. T’as surtout envie de rejouer le plus vite possible ! »

Une impatience et une hyperactivité que le staff toulousain doit constamment gérer, pour préserver au maximum cette Formule 1 qu’est Antoine Dupont à moins de deux ans d’une Coupe du monde en France dont il devrait être l’une des têtes d’affiche.

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