Défaits face à Béziers, les Grenoblois sortent plus que frustrés de leur production

  • Eric Escande et les siens n'ont pas su s'en sortir face à Béziers
    Eric Escande et les siens n'ont pas su s'en sortir face à Béziers Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Auteurs d’une nouvelle première mi-temps indigne, les Isérois ont concédé leur troisième défaite de la saison au stade des alpes. l’état d’urgence n’est plus très loin...

Partout dans la vallée du Sud-Grésivaudan, l’heure est actuellement à la récolte des noix qui font la réputation gastronomique de la ville de Grenoble. Mais si l’on devait pousser un tantinet la métaphore, on jurerait que ce n’est rien d’autre qu’une coquille vide que les spectateurs du stade des Alpes ont pu observer vendredi soir, défaite pour la troisième fois en quatre rencontres à domicile. «Le constat est catastrophique et un peu honteux, synthétisait l’ailier Lucas Dupont. On a été beaucoup trop tendres, on n’a pas mis l’intensité nécessaire, et même si on a eu un sursaut d’orgueil à 14 contre 15 la sanction est arrivée à la fin, où on n’arrive pas à défendre notre ligne.» Un résumé limpide auquel se greffait logiquement une bonne dose de mortification et de honte, pour ce scénario qui semble se reproduire inéluctablement à domicile depuis le début de la saison… «Cette première mi-temps m’a fait penser à celle d’Oyonnax, admettait le capitaine Steeve Blanc-Mappaz. Notre adversaire avançait sur toutes les collisions tandis que nous, on ratait des plaquages, on n‘arrivait pas à sortir de notre camp, on faisait des fautes… C’est déjà la troisième défaite à la maison, c’est beaucoup trop. C’est paradoxal : j’ai l’impression que si on arrive à se libérer à l’extérieur, on joue avec le frein à main à domicile.»

La colère froide de Gengenbacher

Une évidence que le manager Fabien Gengenbacher, mâchoire serrée, avait beaucoup de mal à avaler tout en se refusant d’incriminer publiquement ses hommes. «On s’est trompé. Je me suis trompé. Cette défaite, je la prends pour moi mais croyez-moi, je n’ai pas l’habitude de reproduire les mêmes erreurs, et je me remets déjà en question. J’espère que les joueurs en feront de même.»

«On s’est dit des choses entre nous à la fin du match qu’il s’agit désormais d’assumer, concluait Blanc-Mappaz. À ce titre, j’ai confiance en l’équipe, parce qu’il me semble qu’on est plus solidaires que ces dernières années. Mais c’est chiant parce qu’il va falloir une réaction dès ce week-end à Nevers, encore…» Le genre de ressort qui ne saurait être activé indéfiniment mais sur lequel le FCG n’a d’autre choix que de compter une fois de plus, sous peine de disputer un match pratiquement déjà éliminatoire contre Colomiers au stade des Alpes dans deux semaines. Sacrée perspective…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Midi-Olympique.fr
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?