Petti, rayon de soleil à l'UBB

  • Guido Petti, un des acteurs les plus en vue de la victoire à Pau.
    Guido Petti, un des acteurs les plus en vue de la victoire à Pau. Icon Sport
Publié le , mis à jour

L’international argentin, arrivé en 2020, apporte énormément au pack bordelais notamment en touche, sa spécialité, mais pas que...

Il a traversé le monde pour retrouver le Stade André-Moga. À peine le Rugby Championship terminé en Australie, il a pris l’avion pour la France, sa patrie d’adoption depuis 2020. Il a donc quitté l’Australie où les Pumas n’ont pas vécu dans des conditions idylliques, ils se sont retrouvés pendant un moment confinés dans un hôtel où ils faisaient leurs entraînements et leur musculation sans vraiment prendre l’air.

Et tout juste revenu en Gironde, le Puma Guido Petti a été aligné à Pau ou il fut l’un des acteurs les plus brillants du succès en Béarn.

Les réalités du rugby international sont ainsi faites. Avant le mois de décembre, Guido Petti-Pargadizabal n’est que « prêté » à Bordeaux. « En principe, je suis là jusqu’au match de Clermont. Si je repars avec l’Argentine, ce sera après », confiait-il dans son Français de plus en plus remarquable, agrémenté d’un sourire. Ensuite, il devrait être à nouveau réquisitionné par les Pumas pour les tests de l’automne.

« Il a toujours la banane »

Deuxième ligne ou flanker côté fermé, l’Argentin est un avant de classe internationale. L’une des meilleures pioches étrangères de la jeune histoire de l’UBB.

Il n’a pas qu’une seule corde à son arc, bien entendu, mais on lui prête une science de la touche assez extraordinaire. L’alignement, c’est son dada. Si l’on en croit Julien Laïrle, interrogé la semaine passée, il s’en est tout de suite mis au parfum de ce qui avait été travaillé en son absence : « Vous savez, des choses changent chaque semaine, mais la base reste la même. C’est pour ça que c’est facile pour tout le monde », confie-t-il modestement.

Sa prestation à Pau a montré tout ce qu’il pouvait apporter au club qu’il a fait venir : « Ça ne manquait de ne pas être là avec l’équipe… Ici, je me sens comme chez moi. La semaine dernière, je me suis tout de suite concentré, déjà parce que je devais retrouver mon français, ce n’est pas facile pour moi. Mais je pense que nous maîtrisons tous très bien notre système de jeu, on se comprend tous très bien et les connexions se font aisément. Personnellement, j’ai trois semaines pour jouer et pour tout donner. »

De ce côté-là, on le sent en symbiose avec son coach, Christophe Urios.

« C’est notre rayon de soleil, Guido Petti. C’est un grand joueur et les grands joueurs ne posent pas de problèmes. On a plus d’ennuis avec ceux qui servent à pas grand-chose… Il rassure tout le temps, il est fort sur ses points forts, sur ce qu’il maîtrise, ce qu’il contrôle. Et c’est très important. La touche notamment, l’abattage. C’est un garçon de tempérament, il est agressif. On a l’impression qu’il dit aux autres, : montez sur le porte-bagages et suivez-moi. Et quand je vous dis que c’est notre rayon de soleil, c’est parce qu’il a toujours la banane. Il est toujours positif. 

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