Toulouse, favori sur le terrain et en-dehors

  • Les Toulousains d'Antoine Dupont pourraient bien tout rafler !
    Les Toulousains d'Antoine Dupont pourraient bien tout rafler ! Icon Sport
Publié le , mis à jour

Au sortir d’un doublé historique, le Stade toulousain domine actuellement le rugby français et européen. Comment pourrait-il en être autrement à l’heure des récompenses ?

Dire que cette équipe rafle tout depuis deux ans apparaît comme un doux euphémisme : double champion de France et champion d’Europe en titre, le Stade toulousain est le club en vogue du moment. à tel point que onze de ses membres squattent actuellement Marcoussis, sur les quarante-deux joueurs retenus par Fabien Galthié pour la tournée de novembre et qu’ils furent sept dans le XV de départ contre l’Argentine puis face à la Géorgie. Et malgré trois maigres semaines de préparation cet été après les vacances les plus longues jamais connues à Ernest-Wallon (qui s’expliquent par une dernière saison de quatorze mois), les hommes d’Ugo Mola ne semblent pas rassasiés puisqu’ils sont leaders du Top 14, après dix journées, avec trois points d’avance sur leur dauphin bordelais et dix sur la troisième place, que partagent Montpellier et Lyon. 

Forcément, les performances stratosphériques sur le terrain leur confèrent un statut à part. Surtout au sortir d’un exercice qui les a vus ramener la Coupe d’Europe dans la Ville rose, là où la compétition continentale a tant de valeur. Là où, surtout, le trophée n’avait plus atterri depuis 2010… Désormais, avec cinq titres, Toulouse est le seul détenteur du record de sacres européens devant le Leinster (quatre). Au-delà, les troupes du président Didier Lacroix, pourtant rincées après leur succès à Twickenham face à La Rochelle en finale de Champions Cup, ont su trouver les ressources pour remettre le couvert un peu plus d’un mois plus tard en s’offrant encore les Maritimes sur l’ultime marche du championnat au Stade de France, s’adjugeant un vingt-et-unième Bouclier de Brennus mais surtout le deuxième doublé de l’histoire du club, après celui de 1996. évidemment, favoris sur le terrain, comment les Toulousains pourraient-ils ne pas l’être à l’heure de remettre les Oscars annuels de Midi Olympique ?

 

Dupont sur tous les fronts

Déjà élu Oscar d’or lors des deux précédentes années, le génial Antoine Dupont - récemment promu capitaine du XV de France en l’absence de Charles Ollivon - est un candidat plus que légitime à sa succession. Même s’il devra faire face à la concurrence de nombreux et talentueux joueurs français, parmi lesquels beaucoup de ses partenaires (Romain Ntamack, Cyril Baille, Julien Marchand, François Cros, etc.). Le Bordelais Matthieu Jalibert ou le Rochelais Grégory Alldritt tenteront eux, bien sûr, de jouer les trouble-fête face à la colonie de Haut-Garonnais. La nouveauté, c’est aussi qu’Antoine Dupont - qui empile les récompenses depuis 2019 - semble capable de s’offrir l’Oscar monde, celui-là même qui avait été remis en 2019 à Cheslin Kolbe, son ancien coéquipier qui venait d’être sacré champion du monde. 

Depuis, Kolbe a quitté le Stade toulousain pour rejoindre Toulon, mais c’est bien Dupont qui espère graver son nom dans la légende. Enfin, comment l’Oscar Europe pourrait-il aussi échapper aux Stadistes ? Outre Dupont, ils sont tellement à avoir brillé en Champions Cup. Ceux précédemment cités mais également quelques joueurs étrangers de l’effectif, tels l’immense Jerome Kaino - qui a raccroché les crampons après le doublé - ou encore le si précieux Néo-Zélandais Pita Ahki. Se dirige-t-on vers un nouveau raz de marée toulousain ? Réponse ce lundi soir.
 

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