L'Union Bordeaux-Bègles, c'est la force

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Nouveau leader du top 14 après avoir vaincu sa bête noire toulousaine, l’union bordeaux-bègles a envoyé ce week-end un signal fort aux autres prétendants au titre. Serait-ce l’année du titre pour ce groupe qui s’est forgé au gré des épreuves ?

Les Girondins sont mieux placés que personne pour savoir que les grandes victoires remportées durant les phases régulières ne conduisent pas forcément aux titres. Leur patron, Christophe Urios, le rabâchait encore samedi soir, en conférence de presse : "Ne commencez pas dire qu’on est favori pour le titre !". Soit. Car l’histoire de cette Union Bordeaux-Bègles parle de résilience. De la capacité à surmonter des chocs traumatiques. De se relever, encore et toujours après de terribles déceptions. Souvenez-vous : il y a deux ans, la saison de Top 14 avait été interrompue après 17 journées, alors que l’UBB roulait sur le championnat. à ce moment-là, l’UBB comptait 61 points (soit 8 d’avance sur Lyon, deuxième et 15 sur le Racing, troisième). Et ? Plus rien.

Cette frustration, les Girondins ont mis du temps à la digérer. Mais ils l’ont fait, pour signer une saison dernière historique avec deux demi-finales. Un parcours inédit pour les Girondins. Leur seul tort ? Tomber sur le Stade Toulousain, intouchable l’année dernière comme en témoigne sa rafle des titres nationaux et continentaux. Au sortir de la défaite en demi-finale de Top 14 (24-21), Urios prévenait : "Je pense que la meilleure équipe n’a pas gagné ce soir même si on a beaucoup de respect pour cette équipe de Toulouse […] Ca fait quatre fois qu’on les joue et c’est quatre fois pareil. C’est un apprentissage, cela fait partie de notre voyage mais aujourd’hui, on avait les moyens d’aller à Paris. On les a mis à genoux. On reviendra."

Du talent dans toutes les lignes

Une fois encore, les Girondins ont tenu parole. Ils sont revenus. Après avoir été surpris d’emblée par Biarritz en ouverture de championnat, les coéquipiers de Mahamadou Diaby ont patiemment remonté la pente, jusqu’au sommet du Top 14, où ils ont rejoint leur bête noire : le Stade Toulousain. Une bête noire qu’ils ont fini par terrasser, samedi soir, au terme d’un combat de titans. Pas de quoi perdre le sens des réalités, pour autant : "C’était un match important pour l’équipe, on a réussi à le faire. On va faire preuve d’humilité car il manquait du monde à Toulouse", tempérait Urios.

Mais quand même… Bon sang, comment ne pas s’enflammer à la vue des performances des facteurs X girondins que sont Cameron Woki, Matthieu Jalibert, UJ Seuteni, Santiago Cordero ou Ben Lam ? Comment ne pas gagner quelques degrés face à la rudesse de ce pack incarnée par les guerriers Kane Douglas, Mahamadou Diaby, Guido Petti ou Thierry Paiva, qui ont fait souffrir mille morts aux Toulousains dans le jeu au sol ? Comment ne pas saluer les montées en puissance de Romain Buros, Yoram Moefana, ou celles des moins connus mais non moins talentueux Bastien Laurent Vergnes-Taillefer ou Alban Roussel ? Et que dire de l’efficacité de Maxime Lucu dans la conduite du jeu girondin ? Non, vraiment, cette formation girondine dégage toutes les qualités pour faire une grande saison.

Et si c’était la bonne ?

Au point d’aller décrocher un titre ? On en sait foutre rien avec ce championnat si long et dense, la qualité des outsiders et sans compter sur la (très) probable réaction d’orgueil des Toulousains. N’empêche que… Les coéquipiers de Matthieu Jalibert progressent, année après année. Comme le bon vin si cher à leur manager, ils se bonifient. Et leur envie de décrocher un titre ensemble après toutes ces galères pourrait être décuplée par un dernier facteur : celui de vivre une grande aventure avant de se quitter.

Mine de rien, l’UBB se dirige lentement vers un petit tournant de son histoire, avec les départs déjà entérinés de plusieurs joueurs importants dans l’effectif girondin tels que Thierry Paiva et UJ Seuteni (La Rochelle), Ben Lam (Montpellier), la possible retraite de Vadim Cobilas ainsi que le départ probable d’Alexandre Roumat. À l’exception de Lam, il s’agit de joueurs qui ont compté dans l’histoire de l’UBB. Alors, si l’on doit se quitter, autant le faire sur un titre…

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