Top 14 - Face à Castres, Perpignan échoue encore de peu

  • Les Perpignanais encore défaits d'un point à domicile.
    Les Perpignanais encore défaits d'un point à domicile. Icon Sport - Icon Sport
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Longtemps dans le coup, l’Usap a vacillé dans le dernier virage face à des Tarnais très réalistes.

Dans une saison aussi harassante que le Top 14, les passages de témoin et autres indicateurs sont scrutés avec l’obsession d’y trouver des réponses, un éventuel rythme, ou tout simplement poser un diagnostic concis sur la situation d’un club. Perpignan était attendu sur plusieurs registres face aux Castrais. Sur la dimension physique face à la robustesse éternelle des visiteurs, mais également sur la capacité à gérer un tel duel face à un habitué des phases finales. Si à plusieurs reprises, les Catalans avaient envoyé déjà des promesses manifestes face aux Rochelais et Clermontois précédemment, ce test de caractère face au Castres olympique, s’inscrivait dans cette démarche d’évolution et de véritable prise de conscience pour la suite.

Très proches de rafler la mise face à des Tarnais impliqués sur les phases statiques, l’expérience aura manqué dans la gestion et l’organisation offensive. L’essai de Lam venait pourtant concrétiser une première période de bonne facture, dans l’application des consignes et les duels. Mais le détail, le manque de justesse, l’imprécision fut fatale pour renverser les certitudes tarnaises. Une pénalité manquée de justesse, un alignement au comportement aléatoire, des directions de jeu audacieuses, Perpignan aura manqué le coche sur des aspects bien identifiables. La mêlée fermée fut en souffrance face à la densité du CO.

Des munitions précieuses laissées en route, face à l’imprévisibilité d’un Martin Laveau capable de casser la ligne d’avantage à tout moment. Les locaux n’ont pourtant pas démérité, les rucks furent le témoignage de la rudesse des collisions nombreuses qui furent observées. Stratégiquement, les Sang et Or furent dans le vrai, mais Castres ne fut pas en reste dans l’occupation et le quadrillage du terrain dès que le jeu le demandait. Une force de frappe qui permet aux Tarnais d’enchaîner sa bonne période au détriment de Catalans encore malgré tout dans le doute.

Gérer les temps faibles

Longtemps indécis, ce duel très compact, où le moindre centimètre fut une véritable guerre sans partage, les Catalans ont fini par céder sous les coups de butoirs du CO. Face à l’énergie déployée, avec des intentions louables et généreuses, l’Usap n’est pas passé loin de lever les bras au coup de sifflet final de Monsieur Poite. Actuellement, Perpignan confirme ses relatives bonnes prédispositions, se construit graduellement en s’octroyant des arguments nécessaires.

Son effectif lui autorise parfois les rotations impératives face à l’adversité. Patrick Arlettaz regrettait amèrement : « Sur la dernière action, on propose une longue possession, c’est dommage de ne pas être récompensé. Je retiens que nous n’avons pas baissé la tête. Je trouve que le résultat n’est pas juste et qu’on méritait autre chose. Les décisions ne nous sont pas toujours favorables. Il y a vraiment de la frustration de notre côté. » C’est le prix à payer pour exister dans cette compétition, compiler les points étant une réalité. Mais être aussi en capacité de se sublimer et se persuader que la vérité est à portée de main. L’Usap l’a démontré en partie, un pas supplémentaire obligatoire vers la légitimité dans ce championnat.

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Rémy RUGIERO
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