Pro D2 - Frank Bradshaw (Nevers) : « On joue à notre vrai niveau »

  • Frank Bradshaw - Deuxième ligne de Nevers.
    Frank Bradshaw - Deuxième ligne de Nevers.
Publié le , mis à jour

Vous attaquez les matchs retour par un nouveau déplacement à Vannes. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

On va jouer une grosse équipe de Vannes. C’est très costaud devant, et même s’il n’y a que 5 000 spectateurs dans leur stade, on peut avoir l’impression qu’ils sont 20 000 (sourire). Mais on a fait match nul chez eux l’an passé, et on les a battus en début de saison, alors on y va avec confiance.

Vous avez un mois de janvier très compliqué, avec Vannes, Mont-de-Marsan, Oyonnax et Bayonne. C’est d’autant plus important de réussir ce premier match du bloc ?

Oui, il faut que l’on commence bien ce bloc difficile. On est monté à la 4e place, et on s’est donné pour objectif d’être toujours dans le top 4 à la fin du bloc.

Depuis la victoire à Rouen début décembre, l’USON a élevé son niveau à l’extérieur. Avez-vous le sentiment que c’est le début d’une vraie dynamique ?

Le manque de régularité dans les déplacements, c’est notre problème depuis plusieurs années. On l’a encore vu cette saison, avec nos matchs à Montauban, Mont-de-Marsan ou Béziers, qui n’ont pas été très bons. Ou même notre match à Carcassonne, où on fait 40 très bonnes premières minutes avant de perdre notre concentration.

Après avoir raté les phases finales la saison passée, Nevers a su rebondir. Est-ce que cela vous a surpris ou étiez-vous convaincu que le groupe saurait se remobiliser ?

Le fait que l’on soit dans le top 6, ce n’est pas une surprise. On joue à notre vrai niveau. Mais pour l’instant, notre objectif, c’est la qualification, pas le barrage à domicile. Cela avait été dur de regarder les phases finales à la télé. Après, si on fait un match de barrage au Pré-Fleuri, ça sera magnifique.

Nevers est reconnu et redouté en Pro D2 pour sa conquête, et notamment pour la touche. Vous êtes un des leaders du groupe dans ce domaine. Comment préparez-vous chaque match ?

On est un petit groupe de leaders de touche : les sauteurs, les talonneurs. On commence à regarder l’adversaire dès le dimanche matin, voire le samedi. On analyse leur manière de prendre les touches, et on organise nos touches offensives en fonction. Puis, le mardi ou le mercredi, on regarde comment on peut les contrer sur leurs lancers. Sébastien Fouassier (entraîneur des avants, N.D.L.R.) fait un énorme travail sur la vidéo, qui nous facilite le travail. On est fiers de ce qu’on fait mais on ne se prend pas pour les meilleurs du monde. On vient de recevoir nos bilans pour la première moitié de saison, on a encore plein de choses à améliorer (sourire).

Vous êtes arrivé en France à 20 ans. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Je jouais chez les moins de 20 ans au Munster, et je n’étais pas gardé. J’aurais pu continuer mes études en Irlande et jouer au niveau amateur, mais je voulais essayer d’être rugbyman professionnel. J’ai eu des contacts avec des agents pour aller en France ; j’avais fait un tournoi à Clermont avec le Munster, une très bonne expérience qui m’a donné envie de jouer en France. J’ai joué un an à Auch, en Fédérale 1. Ça m’a fait grandir. Puis en 2017, je suis arrivé à Nevers, je n’avais jamais joué en Pro D2 mais Régis Dumange, Xavier Péméja et le staff m’ont fait confiance. J’ai énormément progressé et je me sens très bien ici, en France, j’espère que ça va durer.

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Propos recueillis par Sébastien CHABARD
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