Champions Cup - Romain Ntamack (Toulouse) : « Cette défaite ne nous inquiète pas, mais elle nous agace »

  • Romain Ntamack (Toulouse) est arrêté par deux défenseurs des Wasps. Icon Sport
    Romain Ntamack (Toulouse) est arrêté par deux défenseurs des Wasps. Icon Sport Icon Sport - PA Images
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Capitaine pour la première fois samedi, Romain Ntamack, maître à jouer des champions d’Europe, est ressorti logiquement frustré de la défaite aux Wasps.

Quel goût cette défaite aux Wasps vous laisse-t-elle ?
Un sentiment d’amertume et de frustration.Il y avait la place de faire bien mieux. On a pourtant eu l’impression d’être bien dans le match dès les premières minutes, avec un bon rythme et une défense sérieuse.Mais nos petites erreurs nous ont fait mal... Et les Wasps ont marqué trop facilement à chaque fois qu’ils sont venus dans notre camp. L’équipe a notamment connu un gros trou d’air en première période, même si elle a bien fini la mi-temps. C’est vraiment dommage.

Avez-vous senti que votre équipe était en train de lâcher au fil du match ?
Un peu à la fin, c’est vrai. Nous étions revenus après la pause avec beaucoup d’intentions parce que nous avions la mainmise sur cette fin de première mi-temps. Notre équipe avait commencé à accélérer et eux étaient en train de plier... En revenant avec le même état d’esprit et en parvenant à marquer rapidement, le match aurait tourné en notre faveur.Cela n’a pas été le cas puisque nous avons pris une pénalité sur le coup d’envoi. Elle a donné le ton de la deuxième mi-temps durant laquelle nous avons enchaîné les fautes. Les rebonds n’étaient pas favorables, les décisions n’étaient pas en notre faveur. Ensuite, c’était dur de multiplier les bonnes actions avec autant d’erreurs de notre part.

Avez-vous l’impression d’avoir perdu l’efficacité qui était la vôtre à l’approche des lignes adverses en début de saison ?
C’est exactement ça. On a eu le sentiment d’avoir beaucoup d’occasions, d’avoir franchi de nombreuses fois. Mais ça finissait toujours par une erreur, en en-avant ou une pénalité pour avoir gardé le ballon au sol. C’est frustrant. Les opportunités, on les a eues. On avait bien travaillé durant la semaine et il y avait de quoi être satisfait de ce que nous produisions aux entraînements depuis quinze jours, même si on n’avait pas joué de match. On avait mis l’accent sur ce rendez-vous pour rattraper tout le retard accumulé avec les reports. Les intentions étaient positives. Mais, sur le terrain, cela ne s’est pas passé comme prévu.

Le fait que ça ne tourne pas dans votre sens ces dernières semaines vous inquiète-t-il ?
Non, ça ne nous inquiète pas mais ça agace. Nous sommes énervés car nous n’avons pas l’habitude de perdre des matchs comme ça. Surtout, il y a cette spirale un peu négative dans laquelle l’équipe se trouve depuis le mois de décembre, avec les reports, les décisions qui ne sont pas en notre faveur. On a l’impression d’être dans le ventre mou mais on essaye de faire le dos rond, de se donner à fond aux entraînements. Mais, ce qui compte, c’est la réalité du terrain. Et il n’y a qu’en enchaînant les matchs qu’on peut retrouver les repères et l’efficacité.

Ugo Mola parlait d’une dynamique collective que vous avez un peu perdue...
Franchement, sur le contenu des semaines, la dynamique reste positive.Il y a beaucoup d’enthousiasme de la part de tout le monde mais, quand on ne joue pas les rencontres, c’est dur d’avoir les repères. Même de retrouver des scénarios de match, quand on est dans l’urgence avec un enjeu important. Cela ne s’invente pas, il n’y a qu’en disputant des matchs comme aux Wasps qu’on finira par les gagner. Toulouse était attendu, il y avait de la pression sur les épaules pour espérer une qualification européenne dès ce rendez-vous. Cela n’a pas été concluant. On va serrer les dents et se concentrer sur le week-end à venir.

La réception de Cardiff sera décisive...
Oui, nous sommes encore dans les clous mais, même en gagnant, tout ne dépend pas de nous.Il faut s’attendre à tout. La seule chose sûre, c’est qu’il faudra l’emporter avec un bonus offensif.Ce sera l’objectif prioritaire affiché cette semaine.

Vous étiez capitaine du Stade toulousain pour la première fois ce samedi. Comment l’avez-vous vécu ?
Je l’avais bien préparé, d’autant plus que je suis très bien entouré au quotidien. Il y a beaucoup de leaders dans cette équipe qui parlent, qui passent les consignes. C’est facile et, être capitaine, c’est presque anecdotique. Même si c’est forcément une fierté d’être capitaine dans ce club sur un match européen. J’ai essayé d’échanger avec l’arbitre même s’il avait peu d’expérience à ce niveau. C’était son premier match de Champions Cup et moi mon premier comme capitaine. Donc, j’ai voulu prendre rapidement des repères avec lui.Je n’en avais pas l’habitude mais je n’ai pas ressenti un poids supplémentaire.Je suis juste un peu déçu de ne pas en ressortir avec la victoire.

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