Nevers est passé à côté face à Bayonne

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Dominés au sol et dans les duels, les Neversois concèdent une première défaite à la maison aussi brutale qu’inattendue.

La nuit déjà bien ébréchée s’annonçait vierge de sommeil réparateur et abrégée par un réveil matinal. "On va se voir demain de bonne heure avec le staff puis on parlera avec les joueurs", lâche d’un ton minéral le manager neversois Xavier Péméja, quelques minutes après la déroute vécue par son groupe face aux Bayonnais.

L’invincibilité à domicile, Graal annuel de chaque club, avait jusqu’à présent été tenue, parfois miraculeusement. Un seul nul concédé face à Grenoble et sept victoires dont les quatre dernières bonifiées laissaient présager un autre scénario, vendredi soir : "La semaine de travail a été très bonne, il y avait de l’énergie. C’est vraiment une très mauvaise surprise", poursuit Xavier Péméja.

Les belles dispositions affichées en début de match, qui confortaient l’impression laissée par les récentes confrontations avec Mont-de-Marsan et Grenoble, se sont délitées à la demi-heure dans la froide furia bayonnaise.

Des joueurs sidérés et abattus

Terriblement fébriles sous chaque renvoi, les Neversois ont surtout failli dans les rucks : "Le jeu au sol, c’est un indicateur de combat. Et on a perdu le combat", pointe le manager. "Peut-être qu’on s’est trop senti en sécurité après les matchs contre Mont-de-Marsan et Oyonnax." Du côté des joueurs, la sidération se mêle à l’abattement. "40 points, ça fait cher", souffle le flanker Hugues Bastide d’une voix atone. "On a manqué de réaction, de solution, de tout. On avait l’impression qu’ils étaient 25 sur le terrain. Il n’y avait rien qui allait." Même sentiment de frustration chez le trois-quarts aile Romaric Camou : "On tient une mi-temps mais on n’arrive pas à sortir de notre camp sur les renvois. On a été battus dans la dimension physique. Dès le début de la seconde période, on a subi les impacts, on n’était pas présents dans les rucks."

Avec une seule victoire sur les cinq derniers matchs, les Neversois ont glissé de la quatrième à la septième place – " la cinquième au classement britannique", insiste Xavier Péméja : "L’objectif ne change pas. Se qualifier. Pour ça, on ne doit plus perdre à la maison." Le souvenir de la fin de saison passée, qui avait vu l’Uson dériver inéluctablement de la quatrième à la septième place, flotte dans l’air glacé du Pré-Fleuri : "On doit être solidaires, faire bloc à 40, sinon on va sombrer", prévient Hugues Bastide. "C’est maintenant qu’on va voir si on a du caractère." 

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Sébastien CHABARD
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