Juan Cruz Mallia (Toulouse) : « Je sais qu’on va redevenir le Toulouse que tout le monde connaît »

  • Juan Cruz Mallia (Arrière ou ailier  de Toulouse).
    Juan Cruz Mallia (Arrière ou ailier de Toulouse). Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Le Puma revient sur les bienfaits du stage à Soustons, après les six revers de rang en Top 14, et se dit persuadé que le rebond est proche.

Après le match à Pau, vous êtes partis trois jours en stage à Soustons. En aviez-vous besoin ?

Oui, je le crois. ça peut aider l’ensemble du groupe. Ce dont on avait besoin, c‘était passer deux ou trois jours tous ensemble, discuter de la situation, faire notre introspection. Je parle d’introspection collective mais aussi personnelle pour comprendre et se sentir mieux. Pas seulement les joueurs, mais également le staff et l’ensemble du club.

Le contenu du stage était-il plus humain que sportif ?

Non, c’était axé sur les deux volets. C’est vrai, on a parlé entre nous du contexte actuel et de beaucoup de choses. On a fait d’autres activités, comme des jeux olympiques. Mais on a aussi analysé des vidéos et on a bossé. C’était un vrai mélange.

Comment expliquez-vous vos six défaites d’affilée en Top 14 ?

Il y a de nombreuses raisons. Connaître une telle série de défaites n’est pas commun dans ce club. Attention, rien ne peut justifier tous ces revers et ce que je vais vous dire n’est pas une excuse…

Mais ?

D’abord, il y a eu tous ces reports à cause du Covid. Quatre fois, nous nous sommes préparés et n’avons pas pu jouer… Pendant deux mois, on a eu très peu de matchs. Mentalement, c’était dur, on y a perdu de l’influx et on ne pouvait pas trouver notre rythme. Puis il y a eu ces rencontres, comme à Clermont ou face au Racing, où nous sommes au coude à coude, où nous avons l’opportunité de gagner, et qui nous échappent à l’arrivée. Derrière cela, beaucoup de joueurs importants sont partis en équipe de France. Certains reviennent, puis repartent… Tout ceci nous a déstabilisés mais, je le répète, ce sont des explications, en aucun cas des excuses.

Quel est le mot d’ordre aujourd’hui ?

Il nous faut retrouver la confiance, la reconstruire. Je crois énormément en ce groupe, en cette équipe, en ce staff. La solution, elle est dans le travail, dans le fait de se focaliser sur ce que nous avons à faire sur le terrain. Nous ne devons avoir qu’une idée à l’esprit : gagner.

À  Pau aussi, à quinze contre treize et avec cinq points de retard à dix-sept minutes de la fin, vous aviez l’occasion de l’emporter…

C’était un match étrange, dur pour nous d’abord. Puis il y a eu les deux cartons rouges, dont ce plaquage terrible sur « Santi » (Chocobares, NDLR) qui s’est écroulé au sol. On a eu les occasions mais il faut les convertir en points, avoir l’esprit plus clair pour prendre les bonnes décisions, faire le bon geste. C’est ce vers quoi on doit tendre désormais.

Vous avez eu peur pour votre ami argentin…

Oui, comme tout le monde. Quand vous voyez un plaquage pareil… Mais je lui ai parlé lorsqu’il était allongé par terre et il m’a répondu. Après ça, j’étais un peu rassuré. Heureusement, il va bien et va prendre le temps de se rétablir.

Il reste trois matchs sans les internationaux. Le temps presse-t-il pour réagir ?

Bien sûr, et on ne pense pas à leur retour pour l’instant. Nous avons une grosse équipe, même sans eux. Surtout, chacun sait ce que nous valons et ce dont ce groupe est capable. Je vous assure que tout le monde est focalisé sur le match contre Bordeaux dimanche. Il y a beaucoup de sérieux et, je le redis, notre unique objectif est la victoire.

La saison passée fut incroyable, avec le doublé. Est-ce dur d’assumer ce statut ?

Je ne le ressens pas du tout. On traverse simplement une mauvaise période, comme cela arrive dans de nombreuses équipes. On bosse tous les jours pour changer les choses. Et je sais qu’on va y parvenir, retrouver la voie du succès et redevenir le Stade toulousain que tout le monde connaît.

Pour finir sur l’Argentine, comment avez-vous vécu la démission de Mario Ledesma ?

J’ai été très surpris de l’apprendre. (Il hésite) Je suis joueur et je me dois de comprendre sa décision, qui est personnelle et familiale. Je la respecte. Il a été un entraîneur très important, pour moi personnellement, et pour tous en sélection. Il en a pris la tête en 2018 et il m’a donné toute sa confiance pour être un membre des Jaguares et un membre des Pumas. Je n’aurais que des mots bienveillants à son égard. Maintenant, on doit continuer à faire avancer l’équipe nationale.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?