Tournoi des 6 Nations 2022 - Écosse : faut-il croire en ces doutes ?

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L’Écosse est revenue de Cardiff très déçue par la défaite. Elle se sentait forte à l’entame du Tournoi, avant de redescendre sur terre brutalement. C’est le destin de cette équipe de passer de l’euphorie au doute.

Suivre l’équipe d’Écosse, c’est accepter de vivre des séances de montagnes russes. Phases d’optimisme suivies de périodes de doute, comme si le XV du Chardon était condamné à vivre un cran en dessous des grandes nations. Question de réservoir sans doute, malgré tous les efforts et les naturalisations (ceci dit, la France aussi naturalise).

Ainsi, nous n’avons pas senti l’écosse spécialement sereine en début de semaine. Moins qu’en début de Tournoi quand, au contraire, on sentait les hommes de Murrayfield assez bravaches. Ils étaient presque en train de plastronner avec des allusions au grand chelem ou à la victoire finale.

En plus, une victoire initiale face au XV de la Rose surgit à point nommé pour conforter cette confiance. Mais la courte défaite de Cardiff est passée par là. Et le moral en a pris un coup. Les Écossais en sont sortis déçus, car ils sentaient les Gallois suffisamment affaiblis pour faire un nouveau coup à l’extérieur. C’est ce que nous avons retenu des propos de AB Zondagh, l’entraîneur-adjoint de Townsend (passé par Toulouse) qui n’a pas caché que l’atmosphère n’était plus du tout à l’euphorie au retour de Cardiff : « Beaucoup de choses ont été dites entre nous après cette déception. C’est clair, nous étions allés là-bas pour gagner. » 

Pas le même réservoir que les Bleus

En plus, Greg Townsend a dû annoncer plusieurs forfaits et pas des moindres, Jonny Gray d’abord et ses 66 sélections. Le deuxième ligne exilé à Exeter s’est donné une entorse à un genou avec son club, il laisse un vide, c’est évident, vu son activité frénétique quand son corps le laisse tranquille. Jonny Gray s’est fait un prénom, on ne parle pas de lui comme le petit frère de Richie (ex-Castres et Toulouse) mais comme l’homme qui, un jour a signé 43 plaquages en un seul match professionnel (Leinster-Glasgow en 2019). L’autre deuxième ligne Scott Cummings (20 sélections), aussi, est forfait. Des blessés, tout le monde en connaît, c’est vrai.

Mais le réservoir écossais n’est pas le même que celui de la France et si l’on ajoute ces deux absences à celles qu’on connaissait déjà : le troisième ligne Jamie Richie et le pilier des Lions Rory Sutherland, on est obligé de s’inquiéter (ou de se réjouir) pour le pack du XV du Chardon. Sam Skinner, deuxième ou troisième ligne lui aussi d’Exeter, l’a exprimé assez clairement : « Depuis quelques années, nous battons les Français chez nous et nous sommes même allés l’emporter à Paris, ça nous a donné confiance. Mais on sait que cette année, ce sera un peu à pile ou face. Ils viennent pour le Grand Chelem, en 2020 c’était déjà le cas. En 2021, en gagnant à Paris, nous les avons privés d’une victoire finale dans le Tournoi. Cela doit suffire pour les motiver à mon avis. En plus, je crois que l’équipe de France de cette année sera la plus forte de ces dernières années. Nous sommes bien conscients que nous devrons être à notre sommet pour leur donner la réplique. »

Mais Sam Skinner a soigné son effet, après son hommage à la France, il a ajouté : « L’avantage du match à domicile est de retour. C’est formidable, j’adore jouer devant des tribunes pleines et j’espère bien qu’on va donner à la foule de Murrayfield l’envie de nous soutenir. Ici, l’atmosphère peut être phénoménale. Ce fut le cas contre l’Angleterre. »

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