Léa Murie (France) : « Rester dans les petits papiers »

  • Léa Murie, portant fièrement le maillot frappé du coq, évite une joueur galloise
    Léa Murie, portant fièrement le maillot frappé du coq, évite une joueur galloise Icon Sport - Icon Sport
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Âgée de 23 ans, la joueuse du Stade toulousain aux cinq sélections retrouve le maillot Bleu après en avoir été sevrée pendant trois ans. Elle se confie sur cette période pas évidente et le match à venir.

Ce dimanche vous faites votre retour en Bleu après trois ans d’absence, comment allez-vous ?

Physiquement, on commençait à fatiguer en début de semaine parce qu’on a beaucoup travaillé depuis qu’on a rejoint Marcoussis. Mais psychologiquement, forcément le moral est au beau fixe, j’ai vraiment hâte d’être à dimanche.

Avec le Stade toulousain vous réussissez une saison magnifique (neuf essais en huit matchs), qu’est-ce qui a changé ?

C’est vrai que nous venons de terminer la phase régulière invaincue, et c’est en partie grâce à l’ambiance qui règne au sein du groupe qui est bien meilleure que l’an passé. Et personnellement, je suis récompensée par cette sélection donc c’est vraiment génial.

Vous comptez cinq sélections en Bleu, qui datent de la tournée d’automne 2018 et du Tournoi 2019, où vous aviez inscrit quatre essais. Pourtant vous n’avez plus été rappelée pendant trois ans. Était-ce une période compliquée ?

Oui ça l’a été. Ces sélections correspondent au moment de ma carrière où je quitte Bordeaux pour rejoindre le Stade toulousain. Le début de saison se passe à merveille donc, et puis je me retrouve hors groupe pour disputer la phase finale du championnat. À partir de là, c’est difficile de postuler en équipe de France, donc je ne suis pas retenue pour la tournée d’été à San Diego. Et puis, je ne suis pas la plus mordue aux séances de musculation. À ce moment-là, j’avais un côté nonchalant qui m’a fait défaut. Et à force de ne plus être appelée, je me suis remise en question, et ça paie.

En novembre, Annick Hayraud vous re-convoque dans une liste élargie pour préparer la tournée et puis, vous êtes écartée du groupe juste avant les premiers matchs. C’était difficile à accepter ?

Non, bien au contraire ! Cette convocation était une véritable surprise pour moi. Ça m’a permis de remettre le pied à l’étrier, de me dire que j’étais sur la bonne voie et surtout que je n’étais plus très loin. Ça se confirme d’autant plus avec cette feuille de match dimanche. Forcément je suis très heureuse, mais ça ajoute un peu de pression.

D’où vient cette pression ? Du fait que la concurrence à l’aile est fournie et très talentueuse, ou de votre expérience passée ?

Assurément elle ne vient pas de la concurrence. Cette dernière est très saine. La pression vient du fait que je sais que pendant un long moment je n’étais plus dans les petits papiers. C’est une situation qui peut arriver de nouveau et à n’importe quel moment. Je veux rester dans ces petits papiers en montrant tout ce que je peux apporter. Il y a de la pression, à moi de la transformer en pression positive.

Vous faites partie des quelques joueuses hors contrat du groupe. Est-ce une situation difficile à gérer ?

Forcément c’est moins facile. Après une grosse journée de travail, ce n’est pas toujours évident de trouver la motivation pour une séance de physique. De même que comme le week-end dernier, quand nous avons un déplacement à Rennes, ça prend une partie du week-end, et il ne reste plus beaucoup de temps « libre ». À côté de ça, je travaille pour un groupe immobilier qui investit beaucoup dans le sport, notamment à Toulouse dans le rugby et le handball, qui comprend tout à fait ma position et qui s’est montré très conciliant lorsque j’ai dû demander deux semaines en novembre, ou encore trois semaines ce printemps.

Que pouvez-vous nous dire par rapport aux Italiennes ? Qu’avez-vous travaillé ?

C’est une bonne équipe, il faudra se méfier. Pour ma part, j’ai beaucoup travaillé le placement défensif. C’est un match ou je n’ai pas le droit à l’erreur. Ensuite, nous avons beaucoup analysé leur jeu au pied pour essayer de le déchiffrer, afin de l’exploiter au mieux en notre faveur.

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Propos recueillis par Baptiste Barbat
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