Tendance : Champions Cup, si tu reviens, on oublie tout

  • Champions Cup - François Cros (Toulouse) en finale contre le Stade rochelais
    Champions Cup - François Cros (Toulouse) en finale contre le Stade rochelais Icon Sport - Focus Images
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Jusque-là, il faut reconnaître que l’édition 2021-2022 de la Champions Cup s’est surtout résumée aux moqueries et railleries. Sans même parler de toutes les polémiques qui ont accompagné les innombrables annulations et victoires sur tapis vert qui ont émaillé la phase de qualification. Il faut dire que l’EPCR s’est retrouvé embourbée dans les vagues de Covid et, victime de cette fichue épidémie sans bénéficier de suffisamment de dates pour se contenter de simples reports, l’instance n’a sûrement pas su s’en extraire par le biais d’une communication appropriée.

Le summum étant atteint lors du fameux Toulouse-Cardiff… Beaucoup ont depuis effectué des raccourcis un peu trop rapides, clamant que cette Coupe d’Europe n’avait plus aucun intérêt ou qu’elle était faussée. Certes, l’enjeu fut certainement biaisé ici et là, mais comment faire autrement en ces temps de virus qui durent depuis trop longtemps ? Et vous conviendrez qu’il en est de même en Top 14 quand certains se sont vus privés de précieux week-ends de repos ou infliger de nouveaux doublons. C’est ainsi, il faut composer. Rappelez-vous qu’on disait la même chose il y a un an et que, hormis pour Toulon qui fut sorti de la compétition dans des conditions douteuses, tout le monde a vite zappé le passé récent à l’heure de se plonger dans les phases finales. Pourquoi ? Parce que cela reste le sommet du rugby des clubs.

Et parce que le spectateur s’est régalé à chaque fois ou presque. Quand on aime ce sport, il est impossible de ne pas apprécier les duels européens du printemps. Le Munster-Toulouse avait été exceptionnel, le match entre Exeter et le Leinster fut d’une beauté sans pareille, la demi-finale opposant La Rochelle et le Leinster avait atteint des sommets et même la finale Toulouse-La Rochelle fut d’une intensité proprement hallucinante. Rien que pour ça, il nous tarde d’être au week-end prochain.

À la grâce d’une formule difficile à comprendre mais bienheureuse, tous les ténors sont encore là. Et c’est tant mieux. Puis ce huitième de finale en aller-retour, ce qui sera une grande première, va au moins permettre de gommer les quelques injustices nées de la phase régulière et de la façon dont certains se sont qualifiés, au détriment d’autres. Alors, maintenant, on oublie tout, on se pose et on profite.

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