UBB : Cordero a plus d’une corde à son arc

  • Santiago CORDERO (Bordeaux-Bègles).
    Santiago CORDERO (Bordeaux-Bègles). Icon Sport - Icon Sport
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Lors du premier match, l’international argentin, Santiago Cordero a montré qu’on pouvait compter sur lui dans plusieurs registres.

Il fait partie de ceux sur lesquels le public va compter pour faire exploser le verrou rochelais. Derrière son sourire, on a senti Santiago Cordero remonté. Ce match de samedi 14 heures, il veut le gagner par n’importe quelle marge et sans calcul. "On n’a pas parlé de la double confrontation. Uniquement du match de samedi. Nous n’avons pas non plus parlé de faire une différence au score pour avoir de l’avance. Samedi, nous étions tous marqués, dans les vestiaires, personne ne parlait. Nous étions tous très déçus."

La bataille du territoire

Santiago Cordero est arrivé au club en 2019, en même temps que Christophe Urios, avec l’étiquette de finisseur hors pair. Sa non-participation au Mondial fut d’ailleurs une surprise en même temps qu’une bonne nouvelle pour les Bordelais.

Naturellement, il s’est imposé avec ses 21 essais inscrits dont une bonne partie fut décisive. La semaine passée, il est resté muet malgré ses efforts, ses crochets courts, favorisés par son gabarit modeste, un peu à rebours de ces wagons de recrues venus du Pacifique à qui il rend dix ou vingt kilos de muscles. Son entraîneur l’avait replacé en position d’arrière, ça ne lui est arrivé que deux fois cette saison, la première contre le Stade français, voici quinze jours. Un peu plus tôt en Coupe d’Europe, il avait dépanné au poste de demi de mêlée, contre Llanelli et l’UBB avait gagné 45 à 10. On l’avait baptisé "couteau suisse", hommage à son pur talent offensif, fait de vivacité, d’adresse et d’intelligence. Évidemment, l’opposition rochelaise, c’était autre chose que des Gallois venus après de longues semaines d’isolement dues au Covid. "Santi" a n’a pas démérité à ce poste qu’il ne maîtrise pas totalement. "Depuis mon arrivée ici, j’y ai joué cinq fois peut-être six en trois ans. Quand j’étais à Exeter, ça m’est arrivé plus souvent. Il est sûr qu’il faut beaucoup de communication à ce poste. À la base, j’aime beaucoup jouer, au sens attaquer. Je pense sincèrement que, samedi, nous n’avons pas si mal pratiqué le jeu d’occupation, le gain du territoire."

Dans ce genre de rencontres intenses et fermées, il était forcément attendu. Christophe Urios lui a donné un satisfecit : "Il a fait deux matchs à l’arrière assez différents, par le contexte. À Paris, sur un terrain synthétique, dans une partie débridée, il a amené tout son sens de l’initiative. Face à La Rochelle, dans un match fermé, je l’ai trouvé bon dans les échanges de jeu au pied et dans la gestion des temps faibles et des temps forts. Je ne vais pas dire que c’était une surprise, mais c’est vrai, dans ce rôle, je ne l’attendais pas à ce niveau."

L’intérim a été réussi, on verra s’il sera poursuivi avec les retours des Ducuing et des Buros. Car à l’aile et en électron libre, Cordero, c’est vraiment la crème. 

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Les commentaires (1)
Chabalou Il y a 7 mois Le 08/04/2022 à 23:35

Je l'ai découvert cette saison...il est vraiment le monsieur us. don excellent