Portrait - Sochat, une maman Bleue !

  • Agathe Sochat et sa compagne ont connu l'immense joie de devenir mamans.
    Agathe Sochat et sa compagne ont connu l'immense joie de devenir mamans. Icon Sport - Alexandre Dimou
Publié le , mis à jour

Depuis le 30 mars, le XV de France compte une petite supportrice en plus. Agathe Sochat et sa compagne sont devenues mamans. Après Élodie Guiglion, elle est la deuxième internationale à vivre cette aventure.

Ce week-end, les joueuses du XV de France se retrouvaient à Marcoussis après une semaine de break au cœur du Tournoi. Mais une d’entre elles, est revenue avec un petit quelque chose en plus. Le 29 mars dernier, Agathe Sochat quittait Marcoussis à la hâte en pleine nuit. Sa conjointe venait de l’appeler pour lui annoncer que l’accouchement débutait. « J’étais prête à tout moment mais elle est arrivée avec une dizaine de jours d’avance. On se fait régulièrement des blagues avec Céline Ferer ma partenaire de chambre, mais elle a tout de suite compris que je ne rigolais pas. On a fait mes bagages en vitesse direction Agen. »

Le lendemain, la petite Nina venait au monde sous le regard émerveillé de ses mamans. « Tout s’est bien passé, c’était exceptionnel. Je ne pense pas être une femme différente, mais ça m’a permis de recharger les batteries et de me remettre en tête la valeur des choses. Comme être sélectionnée en équipe de France par exemple. Aujourd’hui je suis là et prête à tout donner pour le maillot bleu. » Si le couple a dû passer par l’Espagne, pour effectuer la procréation médicalement assistée (PMA), les lois ont depuis évolué dans l’Hexagone, permettant aux deux jeunes mariées d’être toutes deux légalement reconnues mamans.

Changement de vie
Un chamboulement que l’ergothérapeute avait entamé et préparé depuis des mois. Après deux années Covid à donner beaucoup de son temps au CHU de Montpellier, elle s’interroge pour la suite. Cet été, elle quittait l’Hérault pour Agen avec trois titres de championne de France dans ses valises, retrouvant le club de Bordeaux qu’elle avait quitté quatre ans plus tôt. « Tous ces changements étaient liés. Avec ma compagne nous voulions fonder une famille. Tout s’est un peu précipité cet été, malgré le report de la Coupe du monde, nous ne pouvions pas reporter tous nos projets. Aujourd’hui les contrats fédéraux nous emploient à hauteur de 75 % d’un temps de travail classique. Cette année, j’ai décidé de consacrer les 25 % restants à ma famille, plutôt qu’à mon métier afin d’être dans les meilleures dispositions pour le mondial. »

À 26 ans, l’indéboulonnable talonneuse est épanouie. Cette pile électrique qu’on a inscrite à 4 ans à l’école de rugby de l’USA Limoges pour la canaliser, a toujours vu le rugby prendre une part importante de sa vie : « Le rugby influençait mes changements de villes par exemple, mais il fallait absolument que ma vie privée, mes études ou mon travail n’en pâtissent pas. » Et d’ici 15 jours quand la nouvelle maman entrera sur la pelouse de Jean-Dauger pour le dernier match de ce Tournoi, elle le fera avec l’envie d’offrir un cadeau de bienvenue bien particulier à une jeune supportrice qui fera le déplacement. Le trophée voire le grand chelem, c’est en tout cas tout le mal qu’on leur souhaite.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Baptiste Barbat
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?