Jean-Charles Orioli (talonneur de Grenoble) : « Si on pouvait finir la saison en bombant un peu le torse... »

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Il s’agira ce vendredi de votre première titularisation de la saison, dix mois après votre blessure au tendon d’Achille. Drôle de saison…

Oui. (il souffle) C’était lors de notre premier match amical, sur le terrain synthétique d’Oyonnax. Au bout d’un quart d’heure, sur une reprise d’appui, j’ai senti le tendon qui remontait, comme ça se passe souvent, sans qu’il y ait vraiment d’explication à cela. Et de là, s’est évidemment ensuivi l’opération puis un long périple de rééducation, parfois très contraignant, comme lors du premier mois où on n’a pas le droit de poser le pied par terre.

On imagine qu’à suivre en tant que spectateur privilégié, la saison a dû être particulièrement difficile...

Elle n’a pas été mirobolante, c’est sûr. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer, à mes yeux. D’abord, quand on change tout un staff ainsi qu’une moitié de l’équipe, et que l’on repart avec un nouveau système, il y a forcément un temps d’adaptation. Pour moi, l’équipe était à peu près dans le coup jusqu’à ce déplacement à Bourg-en-Bresse avant Noël (30-20). On pouvait encore espérer se qualifier à ce moment-là. Ensuite, c’est devenu un peu plus galère… C’était frustrant pour tout le monde.

Votre blessure a au moins permis à des jeunes de se révéler, comme Mathis Sarragallet, Yanis Gimenez ou Enzo Camilleri. Quel regard avez-vous porté sur leur saison ?

Comme tout le monde, je les ai trouvés très bons. À chaque fois qu’ils ont été appelés, ils ont répondu présent. Il faut bien commencer un jour, mais ce n’était pas facile pour eux d’être lancés comme ça dans le grand bain, sans réel accompagnement, et je trouve qu’ils ont globalement bien répondu aux attentes. Désormais, ce sont des joueurs qui vont compter.

Le FCG est maintenu à deux journées de la fin. Le risque de terminer en roue libre est-il présent ?

Forcément, c’est un peu le risque. Quand on se fixe un objectif et qu’on l’atteint, fatalement, il peut y avoir une décompression derrière. Ceci étant, je préfère que l’on dispute ces deux matchs sans pression qu’avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il faut faire en sorte de bien terminer la saison et, même si tout le monde a bien conscience les deux derniers matchs ne la sauveront pas, on va essayer de montrer le meilleur visage possible. D’abord chez le leader montois, puis à domicile contre Bourg.

S’agit-il de préparer la saison prochaine ?

Oui et non… Gagner maintenant n’apportera aucune certitude pour la saison prochaine, perdre n’aura pas non plus d’incidence. Préparer la saison prochaine, ça voudrait dire quoi, se priver des joueurs qui s’en vont ? Ça n’aurait pas de sens. Il s’agit juste de bien terminer l’histoire de ce groupe, avant de tourner une page. Si on pouvait le faire en bombant un peu le torse, ça ne serait pas plus mal.

À titre personnel, qu’attendez-vous de ces deux derniers matchs ?

Mes attentes seront un peu à l’image de celles du groupe : retrouver des sensations, en terminer avec les petites douleurs qui m’ont embêté après mon premier retour à la compétition contre Montauban. En bref, terminer au mieux la saison et rattaquer la prochaine par une bonne préparation, pour mieux repartir de l’avant.

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Nicolas ZANARDI
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