Pro D2 - Nevers va prolonger son rêve en phase finale

  • Face à des Montalbanais qui avaient la tête et le cœur ailleurs, les Neversois ont arraché dans la douleur leur place pour le premier barrage à domicile de leur histoire.
    Face à des Montalbanais qui avaient la tête et le cœur ailleurs, les Neversois ont arraché dans la douleur leur place pour le premier barrage à domicile de leur histoire. Icon Sport - Icon Sport
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Face à des Montalbanais qui avaient la tête et le cœur ailleurs, les Neversois ont arraché dans la douleur leur place pour le premier barrage à domicile de leur histoire.

L’image est poignante, l’hommage bouleversant. Mêlés en cercle, comme si le deuil transcendait l’enjeu, Montalbanais et Neversois ont salué intensément la mémoire de Kelly Meafua avant de tourner leur esprit vers un match qui n’avait d’enjeu que pour les joueurs de l’USON Nevers Rugby. S’imposer pour offrir à un club et à son public un premier barrage à domicile, nouveau pic anthologique dans une jeune histoire en Pro D2 commencée il y a pile cinq ans, telle était la mission d’une équipe qui se présentait avec une configuration presque idéale. Rattrapés par la pression ou empesés par la lourdeur du contexte, les Neversois ont été méconnaissables pendant une première période brouillée de maladresses et de fautes, chichement meublée de pénalités converties par Shaun Reynolds.

Nevers trop fort

Loin de leurs standards, que ce soit dans le volume de jeu ou dans l’exercice des ballons portés, Thomas Ceyte et ses coéquipiers ne se donnent un peu d’air au score qu’à la 40e minute, sur une touche à 5 mètres dont Kevin Noah, tout juste entré au relais de Shaun Adendorff, s’arrache avec sa rage habituelle pour plonger dans l’en-but. Dans le sillage d’un Fred Quercy surmotivé face à son ancien club, Montauban revient des vestiaires avec l’envie de refermer fièrement cette saison de lente déception et de chagrin terminal. Mais la domination des avants neversois est trop forte, et envoie le flanker vert et noir Simon Augry sur le banc pour dix minutes. Quelques minutes plus tard, le presque retraité Stéphane Bonvalot s’offre un baisser de rideau de rêve sur un service au pied de Kylian Jaminet (23-6, 50e). À l’instar de la pluie d’orage qui dilue un peu plus la qualité du tableau, les pénalités tombent dru sur l’USM, qui n’a plus que son courage à glisser sous les chenilles du bulldozer neversois. À trop défendre, les corps s’épuisent, la volonté vacille. L’essai du bonus et du bonheur est au bout d’une pénaltouche (30-3, 68e). Les 7 000 spectateurs du Pré-Fleuri chavirent en olas, ivres de se savoir de retour, dans une semaine, pour un barrage historique.

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Sébastien CHABARD
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