Champions Cup - Toulouse, la fraîcheur de (sur)vivre

  • Romain Ntamack devra désormais guider le jeu toulousain pour la défense de leur titre en Top 14.
    Romain Ntamack devra désormais guider le jeu toulousain pour la défense de leur titre en Top 14. MAXPPP - Photo Laurent Dart
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Certes dominés dans le jeu, les Toulousains sont aussi et logiquement apparus émoussés physiquement. Il leur faudra pourtant trouver l’énergie nécessaire pour défendre leur autre titre.

Il aurait été inconcevable samedi soir de se réjouir d’avoir une semaine libre au milieu d’un calendrier démentiel. Parce que le Stade toulousain comptait bien remettre son étoile en jeu dans un peu moins de deux semaines. « On ne défendra pas notre titre à Marseille, c’est regrettable », admet Matthis Lebel. Pour autant, il reste un autre un titre à défendre d’ici la fin de saison, celui de champion de France.

Et les quelques jours de répit, qui viennent de s’offrir aux Rouge et Noir pourraient être une bénédiction dans cette quête d’un vingt-deuxième Bouclier de Brennus. « On prend tout, du moins tout ce qui nous est donné comme temps de récupération », avoue Ugo Mola avec un sourire en coin.

Lui sait que son groupe est en partie lessivé. La faute à une période internationale extrêmement intense, jusqu’à glaner ce fameux grand chelem, pour les nombreux Bleus de l’effectif. Aussi à ces reports de décembre et janvier qui ont multiplié les doublons et n’ont laissé aucune plage de repos à ceux qui n’étaient pas à Marcoussis.

La faute enfin à toutes ces batailles livrées ces récentes semaines, à Belfast, à Marseille, au Stadium et à Dublin où les coéquipiers d’Antoine Dupont ont disputé cent minutes en quart de finale contre le Munster avant d’y subir la loi du Leinster. Forcément, malgré des programmes allégés en termes d’entraînement, les Toulousains ont un besoin vital de se régénérer.

Après Brive samedi, ce sera le cas quoi qu’il arrive et quelle que soit l’option choisie par le staff. « On travaille en osmose et en confiance, prévient Lebel. Le staff physique va gérer cette période et un week-end libre peut nous permettre de recharger les batteries. Il y aura peut-être aussi un stage de prévu, je ne sais pas, pour nous retrouver entre nous et repartir fort. Une dernière grosse ligne droite nous attend et il faut optimiser tout le temps dont on pourra profiter. » 

Aussi parce que le rugby pratiqué par le champion de France nécessite du mouvement, du jeu debout et des initiatives. En d’autres termes, de la vitesse, de l’enthousiasme et de l’énergie, ce dont il a cruellement manqué face au Leinster.

Mola : « Se remettre la tête à l’endroit »

La saison passée, au bout d’un exercice harassant, le Stade toulousain était parvenu à trouver de la fraîcheur pour vivre un final en apothéose. La différence ? C’est qu’il avait une marge de manœuvre bien plus importante en Top 14. « Il ne faut pas se tromper non plus sur les échéances, affirme Mola. La qualification est très tendue, nous n’avons pas trop le loisir de réfléchir. Il faut juste être dans l’action et être le plus frais possible pour jouer un meilleur rugby, comme nous avons été capables de le faire à certains moments contre le Munster et l’Ulster. » Et d’ajouter : « Il va falloir se remettre dans la tête à l’endroit. »

Car, pour que les jambes soient fraîches, la tête doit l’être. « Dès ce lundi, on va repartir à fond, avec la banane, clame Marchand en capitaine. Des matchs, on en perdra d’autres, c’est la loi du sport. Mais ce n’est pas terminé. On ne va rien lâcher, se remobiliser et apprendre de nos erreurs. Il faut basculer directement sur la suite et on va tous le faire. Cela ne sert à rien de ressasser les mauvaises choses. » 

Un discours porteur. Reste à savoir s’il demeurera assez d’essence dans le moteur toulousain pour tenir un mois et demi de plus (au mieux). Lebel ne voit pas d’autre issue possible : « On doit vite retrouver la « niaque » et retourner au boulot pour se donner toutes les chances de défendre notre Bouclier. »

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