Top 14 - Jandre Marais (Bordeaux-Bègles) : « Nous voulons rester dans le top 2 »

  • Jandre Marais, va jouer les deuxièmes phases finales de sa carrière.
    Jandre Marais, va jouer les deuxièmes phases finales de sa carrière. Icon Sport
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L’UBB a assuré sa qualification après une deuxième mi-temps euphorique face à Lyon. Le Sud-Africain Marais, cariatide du pack bordelais, va jouer les deuxièmes phases finales de sa carrière.

Quel est votre sentiment après ce brillant succès ?

Je suis très content évidemment. On a tellement travaillé pour vivre ce moment, mais il a fallu attendre la deuxième mi-temps. Après le repos, notre conquête est devenue meilleure, en fait je fais surtout allusion aux ballons portés. Mais je pense aussi qu’en milieu de première mi-temps, nous avons soudain manqué de jus, à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas joué depuis assez longtemps. (N.D.L.R., lui n’avait pas joué depuis le 2 avril, le précédent datait du 27 février)

N’avez-vous pas eu peur en première période quand vous perdiez tous ces ballons au sol ?

Oui, on savait que Lyon était très performant dans ce secteur. Mais je pense que le scénario de la deuxième mi-temps les a moins servis, parce que nous étions toujours dans l’avancée dans le sillage de nos ballons portés et tout s’est enchaîné favorablement.

On a senti que l’équipe prenait de plus en plus confiance…

Oui, après le premier essai de Matthieu Jalibert, on s’est senti mieux tout d’un coup. Jusque-là, on jouait avec l’impression que nous n’étions plus capables de marquer des essais, dans le jeu bien sûr, mais aussi sur les ballons portés. Contre Toulon nous n’avions marqué qu’un essai de pénalité, dans notre esprit, ce n’était pas tout à fait pareil.

À la mi-temps, vous ne meniez que 6-3. Que vous a dit Christophe Urios dans les vestiaires ?

Vous lui demanderez, mais c’était assez dur. (sourire)

Vous êtes arrivés en 2013, mais c’est seulement votre deuxième qualification. C’est un moment à savourer, non ?

Notre objectif, c’est de rester dans le top 2. On ne pense pas à la qualification en soi, les phases finales, ça nous paraît encore loin. On se focalise juste sur le prochain match de Perpignan. Oui bien sûr, nous sommes très forts à l’extérieur. Nous devons garder ce momentum pour s’imposer encore une fois loin de nos bases et finir très fort. Il y aurait une forme de logique à ça, nous avons passé une grande partie de la saison dans les deux premières places.

Mais après les trois mois que vous venez de vivre, c’est quand même un soulagement, non ?

Après dix ans au club, le meilleur moment que j’ai ressenti, c’était aujourd’hui. Juste après l’échauffement, on a fait un tour de terrain, chose qu’on ne fait jamais et j’ai senti le soutien des supporters et ça m’a donné la chair de poule. Nous avons senti que les gens ne nous lâchaient pas malgré tout ce qui s’est passé depuis deux ou trois ans. On n’avait vraiment pas prévu, on allait revenir aux vestiaires et Maxime Lucu et Mahamadou Diaby ont discuté et nous avons fait ce tour, pour nous sentir vraiment chez-nous.

Pour votre retour, comment vous sentiez-vous sous ce soleil de plomb ?

C’était horrible, je me sentais comme dans un match de présaison en plein été. Tout le monde transpirait et le ballon était glissant. Ça peut expliquer certains déchets que vous avez vus dans le jeu.

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