Top 14 - Lors de la finale, la quête du 50:22...

  • L'ouvreur italien du MHR, Paolo Garbisi.
    L'ouvreur italien du MHR, Paolo Garbisi. Icon Sport
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Dans une finale qui s’annonce très stratégique, la règle du 50:22 entrée en vigueur depuis le début de la saison pourrait bien s’avérer décisive, ainsi qu’elle le fut déjà lors des demies de Nice.

C’était une des nouvelles règles très attendues en ce début de saison, de celles en tout cas qui suscitait le plus d’interrogations. On veut bien entendu ici parler de la règle des 50:22, pompée (à l’instar du renvoi d’en-but) sur celle en vigueur depuis des lustres dans le rugby à XIII, dont on attendait qu’elle contribue à favoriser les attaques de loin, partant du principe que pour éviter de concéder un 50:22 les défenses choisiraient de décrocher un joueur de plus au fond du terrain…

Une nouvelle règle qui a globalement accouché d’une souris durant la saison régulière, avec certes quelques éclairs offensifs ici et là (notamment quelques essais marqués par certaines équipes en première main, depuis leurs propres 40 mètres) et un ou deux coups de pied décisifs. Mais rien, au vrai, qui ne change la face du jeu, jusqu’aux demi-finales de la semaine dernière… On en veut pour preuve le match du vendredi entre Castres et Toulouse, où les parties de ping-pong furent nombreuses, qui ne bascula au final qu’à la 76e après un 50 :22 trouvé par Urdapilleta.

L’essai victorieux de Julien Dumora intervenant en effet dès la possession suivante, offerte près de la ligne toulousaine par cette nouvelle règle. « Le jeu au pied, c’est une de nos qualités, c’est pour cela qu’on voulait engager et surtout soutenir ces parties de ping-pong, sur plus de dix échanges s’il le fallait, expliquait l’arrière castrais. On a certes eu un peu de déchet, puisqu’on a parfois eu un peu de mal à se connecter entre nos chasseurs et nos joueurs en couverture (à l’image d’un 50:22 concédé en première période sur un oubli d’Arata ou de l’essai de Ntamack lié à une montée défectueuse après un dégagement (d’Urdapilleta, NDLR). Mais globalement, on a plutôt remporté ce bras de fer car on répète souvent ces échanges de jeu au pied à l’entraînement. » La règle du 50:22 ayant le mérite de solutionner à la fois les questions de l’occupation et de la possession…

Des touches célébrées comme des essais

C’est précisément pour cela que, lors de la demi-finale, le moindre coup de pied d’occupation fut pratiquement célébré comme un essai, ainsi que le soulignait le demi de mêlée Benoît Paillaugue. « Ce serait stupide de notre part de ne pas chercher à profiter de cette règle au vu de nos atouts, souriait le demi de mêlée héraultais. Nous bénéficions de plusieurs angles de frappen et d’une défense efficace, autant en profiter pour essayer de maintenir nos adversaires dans leur camp, et si possible y récupérer la possession. » 

Car évidemment, trouver un 50:22 ne fait pas tout, encore faut-il se montrer suffisamment clinique et pragmatique pour l’exploiter. Les Montpelliérains le savent bien pour avoir manqué une grosse occasion d’essai face à l’UBB à la 55e, avec un maul dont Mercer choisit de s’extraire avant de perdre le ballon. Toutefois, ce jour-là, les Girondins s’étaient avérés tout aussi incapables de bonifier une superbe touche indirecte de Jalibert à la 45e.

Et pour tout dire, si les Héraultais l’ont emporté, c’est probablement aussi grâce à ce drop de Garbisi qui leur permit de creuser l’écart au score dès la 12e, déjà après un 50:22 de Paillaugue. Comme quoi, dans ces gros matchs, il n’est jamais de petit profit. Si bien qu’on n’est pas loin de penser que si cette finale doit se jouer sur un fait de jeu ou un rebond, ce pourrait justement bien être un de ces damnés 50:22…

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