Zack Henry (Pau) : « Je ne suis pas là pour jouer le bas du tableau »

  • Zack Henry sera le meneur de jeu palois cette saison.
    Zack Henry sera le meneur de jeu palois cette saison. Icon Sport
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Freiné par deux blessures la saison dernière, Zack Henry a travaillé pendant l’intersaison pour revenir à son meilleur niveau, lui qui est appelé à devenir le chef d’orchestre de la Section paloise.

Que retenez-vous de votre première saison ?

Collectivement, c’était bien. On avait un nouveau staff, un groupe avec dix-sept nouveaux joueurs. C’était une saison pour construire. L’ambiance était aussi très bonne et on veut la conserver cette saison. Individuellement, ça a été un peu contrasté. J’ai bien débuté et je me sentais bien. Puis, j’ai été blessé et quand je suis revenu je n’étais pas bien. J’avais mal, je n’avais plus la même vitesse ni la même puissance. Heureusement, cet été j’ai bien bossé en Angleterre avec un préparateur physique et je me sens très bien depuis la reprise. Je sens que je reviens fort. Je ne veux pas être dans la salle des kinés toute la saison. Je vais avoir 28 ans au mois d’octobre et je veux jouer mon meilleur rugby. Avant d’arriver à la Section, j’avais connu deux saisons sans blessure. Je me sentais très bien et je jouais tous les matchs. Les blessures m’ont contraint à faire une petite pause, à réfléchir et maintenant je veux faire une saison complète avec un maximum d’énergie. Mais, le top 14, c’est 46 semaines avec énormément de matchs, et peut-être que je dois mieux gérer une saison aussi longue.

L’équipe est assez jeune. Allez-vous avoir un rôle de papa ?

(Rires) Non, je suis toujours un enfant. Maintenant, je constate que les joueurs très forts ont souvent 30 ans. Ce n’est pas vieux. Je sens que j’atteins un âge où je me sens très calme sur le terrain, où je vois tout. Je me sens serein. Je ne panique pas quelle que soit la situation. C’est dû à l’expérience mais aussi au fait que j’arrive à un niveau technique que je peux partager avec les jeunes avec des petits trucs pour leur permettre d’améliorer leur jeu. Donc, j’ai ce petit rôle de les faire progresser.

Quelles sont les ambitions de l’équipe ?

Je ne suis pas à la Section pour jouer le bas du tableau. Je veux porter l’équipe le plus haut possible. Je crois que c’est l’ambition de tous les joueurs de ce groupe. Pour cela, nous devons gagner plus de matchs. La saison dernière, nous avons commis des petites erreurs. À nous d’être plus exigeants pour progresser. Nous avons plus de vécu commun et ça va nous servir.

Antoine Hastoy parti, sentez-vous une plus grande attente autour de vous ?

Nous avons aussi Thibault Debaes qui est un très bon jeune. Nous avons confiance en lui et il progresse très bien. Il est prêt pour jouer beaucoup de matchs. Je ne réfléchis pas à savoir si je suis numéro un au poste. Je suis concentré à être le meilleur joueur possible tous les jours, en dix ou en quinze. Au poste d’ouvreur, j’ai plus de responsabilités mais j’adore ça.

Après un an, êtes-vous heureux de votre choix ?

C’est tout ce que j’attendais. Je suis dans un super groupe où tout le monde se mélange et c’est important pour un étranger comme moi, même s’il est vrai que je parle français. J’adore ce club, son ambition, mais j’aime aussi la région. À Leicester, j’étais content sur le plan rugbystique mais la ville, ce n’était pas comme ici (rires).

Avez-vous gagné un surnom à la Section ?

Seb (Piqueronies) m’a donné un surnom. Il m’appelle Philibert car c’est ma sixième saison en France donc maintenant il me dit : « Tu es français, l’Angleterre est derrière toi et tu vas rester à Pau. » Donc mon nom français est Philibert. En échange, je l’appelle Barry car ce n’est pas vraiment un très bon prénom en Angleterre. Après, Seb est un super manager qui instaure une très bonne ambiance en restant calme. Nous avons une très bonne relation.

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Nicolas Augot
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